SCÈNE XII
LES PRÉCÉDENTS ; BARENTIN , portant les châles de Malviua et de Marie , et le manteau de M. Dubreuil.
DARENTIN, entrant, et les voyant ainsi groupes.
Pardon de déranger un groupe de famille. Voici l’heure de la chasse , et j'apportais à ces dames leurs chapeaux et leurs châles , ainsi que le manteau de M. Dubreuil.
M. DLBREDIL.
Ah, monsieur!...
BARENTIN
Non , vraiment , les derniers jours d’avril sont encore très froids, et nous ne voudrions pas qu’une partie de plaisir devint pour nous un sujet d’alarmes. (Passant auprès d’Arvcd, qu'il salue.) J’apprends à l’instant , par Catherine , votre nouveau grade , général , dont je vous félicite , ainsi que de votre heureux retour dans vos foyers.
M. DIBREUL, à Arvcd.
C’est M. de Barentin.
( Marie passe à la gauche de Malvina. )
MALVINA
Un ami de la famille.
BARENTIN
Titre honorable, que bientôt , j’espère , vous daignerez confirmer. Épris de tout ce qui est noble et généreux , je suis un ami de la gloire; c’est déjà être le vôtre. Malheureusement, je suis obligé de vous quitter, général , de partir dès demain.
MALVINA
Que dites-vous ?
BARENTIN
Une lettre importante que je reçois à l’instant de Paris...
M. DlDREClL, bas, à Arved.
C’est la mienne.
BARENTIN
M’empêchera de cultiver une connaissance...
M. DLBRELTI..
Qui était déjà’bien avancée... Vous qui, à l’armée, logiez sous la meme tente que le comlc Dubreuil...
BARENTIN
Comment! le comte Dubreuil !...
MALVINA
MARIE
Vous nous l’avez dit.
BARENTIH.
Pardon , pardon ; il y a erreur : le comte Dubreuil dont je voulais parler est celui qui a fait la campagne de Pologne ; c’est là que je l’ai connu. Et puis, dans l’armée il y a tant de braves, que l’on peut aisément confondre... Mais je crains que ces dames ne fassent attendre ; car voici toute la société qui vient les chercher.