‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 271 sur 457 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

les précédents ; M. DUBREL’IL, entrant par la droite.

DIBHEUIL, tenant à la main une lettre ouverte qu’il referme , à Malviua.

Ah ! te voilà ici ?

Oui, mon père; j’étais venue pour savoir... pour m’informer...

M. Dl'BREITL.

C’est bien , mon enfant , c’est très-bien ; il faut que des maîtres de maison veillent à ce que rien ne manque à leurs hôtes ; c’est pour cela que je venais, et, en même temps, pour causer avec Arved d’une lettre qu’il vient de m’envoyer par Catherine. Je l’attendrai ici. Que je ne te retienne pas ; va au salon , où nous attendons ce soir un grand monde ; car nous avons un bal pour célébrer le retour de mon neveu : et ce bal-là, je l'espère, ne sera que le prélude de celui de les noces. ( Rendant qu’il va s’asseoir pré* de la table à droite, Barentin sort doucement du cabinet à gauche, j BARENTIN, bas, à Malviua.

Vous voyez qu’il n’y a pas de temps à perdre ; parlez-lui , c'est le moment. (11 sort par la porte à gauche.)

MALVINA , timidement.

Mon père , j.’aurais voulu vous dire... vous demauder... Mais je ne sais... je n’ose...

M. Dl’BRElJIL, assis.

C’est donc un secret ?

MALVINA , tremblant.

Oui , mon père.

M. Dl’BREl'IL, se levante! prenant la main à Malviua.

Voyons , mon enfant ; voyons ce que c’est. Eh bien , te voilà toute tremblante ; c’est donc bien terrible?

, Air de Colnlto.

Tous tes chagrins , tous tes secrets Sont les miens; va, crois-moi, ma chère,

Le malheur n’alteiodra jamais

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