ACTE IL, SCfcNE VI. 2<J
El si de vivre on veut se consoler.
Il faut alors vivre millionnaire ,
Ou ne pas s’en rniHer.
Et songez bien que ce que j’en dis , c’est pour vous , pour votre bonheur avant tout.
MALVIKA.
Eh bien ! s’il en est ainsi, je vous avouerai que je viens de coulicr notre secret à mon cousin Arved.
BARERTIX.
A lui ! et sans m'en prévenir !
MALVIN A
Lui seul peut nous servir, nous défendre auprès de mon père.
barentin.
Et je vous déclare , moi , que je ne veux rien lui devoir, que nous n’avons pas besoin de scs services. J’ajouterai même que vos léte-à-tète avec lui me déplaisent au dernier point , et que vous me ferez le plaisir de ne plus lui parler, si c’est possible.
MALVIN'A
Lui , mon plus proche parent ! le seul ami qui me reste ! le seul qui prenne notre défense , et dont le généreux dévouement...!
BARENTI1».
Raison de plus. (A part. )Avec une imagination comme la sienne. ( Haut.) Enfin ,je l’entends ainsi , je le veux.
MVLVIXA.
Encore! Ab, monsieur! vous qui, autrefois... soumis à mes moindres volontés...
Autrefois , chère amie , autrefois , et maintenant , c’est toujours la même chose ; dans un ménage bien uni, il n’y a jamais qu’une volouté : que ce soit la vôtre ou la mienue , peu importe. ( Passant à la gauche de Malvina.) Eh mais , Dieu me pardonne ! je crois que vous pleurez ?
MALVIN A
Moi , monsieur !... Non... je n’en ai pas le droit. •
BARENTIN , à part.
Allons, encore des brouilles, des raccommodements; c’est ce qu’il y a de plus terrible au monde. ( Haut. ) Je conviens que j’ai peut-être eu tort; Malvina, chère amie, pardonne-moi, je t’en supplie , ( la baisant sur le front) et que tout soit Oublié.
MALVINA
M. DlBHEl'lL, eu dedans.
Il doit être chez lui...'’
MALVINA , s'éloignant.
On vient. Dieu ! c’est naon père ! (Barentin entre dans le cabinet à gauche. )