ACTE II, SCÈNE XIV
Arved, mais mon fils,... car lui seul est maintenant mou fils,., il a prié pour toi ; et lui, qui n'est pas coupable , il a, comme toi , embrassé mes genoux ; enfin il m’a menacé, si je ne le pardonnais pas, de m’abandonner aussi, et je n'ai pas voulu renoncer à un fils que j’aime, pour un enfant ingrat que je n’aime pl...
MALVISA.
Mon père !
M. DIRRECIL , la relevant.
AU ! malgré moi , je l’aime encore ; et je n’ai plus que la force de te plaindre. Quel sort tu t’es préparé , ma fille !
MALVISA .
Je le supporterai sans me plaindre , sans murmurer, et mou courage peut-être me rendra votre estime; mais lui, du moins... lui pardonnerez-vous aussi ?
M. DCBREUL.
Je voulais le bannir, le cbasser de ces lieux, mais Arved a encore prié pour lui : et quant à la fortune , quant à l’avancement de ce... de ton mari , ce n’est pas moi , c’est lui qui s'en charge.
MALVISA.
Arved! O mon appui! ô mon dieu tutélaire!
M. DLBREL’IL.
Oui , voilà celui que tu as repoussé , que tu as dédaigné. Malheureuse enfant ! je t’avais donné le meilleur des amis et des époux , le modèle de toutes les vertus!
MALVISA.
Ah ! ne m’accablez pas , car , dussé-je en mourir de honte, vous connaîtrez toute l’étendue de mes maux. ( A voix basse. ) Je l’aime, mon père, je l’aime de toutes les forces de mon àme !
M. DLBREtlL.
Tu l’aimes ! Ah ! le ciel est juste ! il le punit de ta désobéissance par le malheur de ta vie.