SCÈNE XV
LES PRÉCÉDENTS ; ARVED , entrant par la droite.
ARVED.
M. de Barentin.
CATHERINE
Grand Dieu !
MARIE
M. de Barentin ?
ARVED.
Lui-même , que des considérations particulières avaient forcé jusqu’ici à cacher ce mariage, ( bas, à M. Dubreuîl) et qui, malgré le pardon que je lui ai promis en votre nom , n’ose encore se présenter devant vous.
MARIE, à Malvina, à demi-voix.
Oh ! ma cousine, que je suis fâchée maintenant de partir?
MALVINA, de même.
Sois tranquille , tu ne partiras pas.
M. DUBREUIL , & Malvina.
Je veux croire , comme me l’a assuré mou neveu , que M. de Barentin ne t’a épousée que par amour , et sans penser à ma fortune ?
MALVINA
Ah ! je vous l’atteste.
M. DUBREUIL
C’est à sa conduite à me le prouver , et à mériter ce qu'un jour peut-être je ferai pour ma fille.
ARVED, passant «Dire M. Dubreuil et Malvina.
H a déjà commencé à se rendre digne de vous. Il a accepté la sous-lieutenance que je lui ai proposée. Nous marcherons ensemble désormais dans la même carrière , nous la parcourrons avec honneur ; et quant aux torts de sa jeunessse , c’est sur le champ de bataille qu’il saura les réparer.
malvina.
Ah, mon cousin! je ne sais comment vous remercier, et je