‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 283 sur 457 · ACTE II, SCk\E XV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCk\E XV

n'ai pins qu’un moyen de vous prouver ma reconnaissance, en m’occupant aussi de votre bonheur. Les vœux de votre père et du mien étaient de resserrer encore tous nos liens de famille ; que cet espoir que j’ai déçu soit par vous réalisé, et que ma cousine Marie, que vous aimiez dès l’enfance... ( M. Dubrcuil >« s’asseoir auprès de la table. )

ARVED.

Ah ! ce fut le rêve de mes jeunes années ! ce fut toujours mon unique pensée ! mon oncle vous le dira.

MARIE

O ciel !

ARVED.

Mais je ne suis pas heureux , ma cousine , dans mes projets ni dans mes amours. Marie veut s’éloigner; elle veut quitter ces lieux au moment où j’arrive.

MALVINA

Vous croyez? Et moi j’ai idée que si vous la priez de rester...

AltVF.D , passant près de Marie.

Serait-il vrai ! Marie , ma cousine , toi que j’ai toujours regardée comme la compagne de ma vie, veux-tu combler mes plus chères espérances? (Malvina s’éloigne.)

MARIE, hors d’ellc-mèmc , et regardant Catherine.

Moi!

ARVED.

Oui , veux-tu accepter et mon cœur et ma main ?

MARIE , à part.

Ah ! j’en mourrai de joie 1

ARVED , à Malvina.

Vous voyez , elle hésite.

MARIE , vivement.

Non, mon cousin , non , j’accepte.

ARVED.

11 serait possible ! Toi, du moins, tu ne m’as donc'pas repoussé ? tu veux bien de mon amour? Ah! j’emploierai ma vie entière à t’en remercier , à prévenir tous tes vœux, à embellir ces jours que tu veux bien me consacrer.

CATHERINE, à demi-toix.

Et moi je ne puis souffrir son erreur; je veux qu’il sache à quel point il est aimé.

MALV1NA.

MARIF. , de même.

Tais-toi donc , je le lui dirai bien moi-même.

(On entend au dehors un prélude de contredanse.)

II. ntiBUECIt., se levant ; Malvina passe à sa droite. Entendez-vous ? c’est ce bal , c’est tout ce monde que j’avais invité pour un autre motif. Allons leur présenter les nouveaux mariés , et tous mes enfants; ( il passe entre Arvcd et Marie, qu’il presse dans scs bras, et tend la main à Malvina, qui est à sa droite. A Arvcd ) car lu es toujours mon fils , n’est-il pas vrai ?

ARVED, le serrant dans scs bras.

Oui , toujours.

M. DIBRECIL, essuyant une larme.

Ah ! c’est égal , ce n’est pas la même chose. Allons , n'y pensons plus. Venez tous. ( Ils vont pour sortir. )

MAI.VINA, seule, à gauche, la main appnyce sur le dos du canapé , et regardant Arvcd, qui s’éloigne.

Ah ! je l'aimerai toute ma vie ! (La contredanse reprend plus forl.)

LOUISE

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