‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 303 sur 457 · ACTE l, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE l, SCÈNE VI

C’est ce que nous verrons.

. MADAME BARNECK.

L’arrêt vous condamne à épouser, et vous épouserez.

malzen , hors de lui-même.

Plutôt vous épouser vous-même.

MADAME BARNECK.

Eh mais ! s’il y avait jugement , il le faudrait bien.

MALZEN.

Je ne sais où j'en suis , et je serais capable de tout. Eh bien , madame! puisque votre absurde tyrannie m’y contraint , il faudra bien devenir votre neveu ; mais je vous préviens qu’aujourd’hui même, aussitôt le mariage célébré, je forme ma demande en séparation.

MADAME BARNECK.

La nôtre est déjà prèle. La loi permet en pareil cas de se séparer au bout de vingt -quatre heures , et nous comptons bien profiter du bénéfice de la loi.

MALZEN.

Moi aussi.

Air : Non, non , tous ne partirez pas.

Ah ! j’y consens, je suis tout prêt.

MADAME BARNECK.

C'est combler mon plus cher souhait.

D’avance mon c<rur s’y soumet.

MADAME BARNECK.

C’est un bonheur.

MALZEN.

C’est un bienfait.

MADAME BARNECK , s ivcuicnt.

Alors plus de querelle.

MALZEN , de même.

Car enfin , grâce au sort ,

La rencontre est nouvelle ,

Nous voilà donc d’accord

TOCS DEUX , avec ironie.

Toujours d’accord , toujours d’accord.

(A part, avec colère.)

Quel caractère ! Ah! c’est trop fort. ,

Je lui jure une guerre à mort.

LOUISE

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