‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 325 sur 457 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LOUISE, seule.

En vérité , ma tante a des idées que je ne conçois pas. ( Elle s’assied. ) Et ce qu’elle disait tout à l’heure... cette émotion... C’est

LOUISE

singulier, je l’avais remarquée aussi; mais s’il était vrai!... ce serait une raison de plus pour hâter cette séparation. Oui, mon indifférence pour lui est dans ce moment la seule vengeance qui me soit possible. ( On frappe doucement à la porte à gauche. ) On a frappé à ma porte. ( Elle se lève. ) Qui peut venir au milieu de la nuit ? ( On frappe un peu plus fort. ) Impossible de ne pas répondre. ( D’une voix émue. ) Qui est là?

SALSBACH , en dehors.

Moi, madame la baronne.

LOUISE

C’est la voix de Salsbach ! que veut-il ?

SALSBACH , à voix basse.

Si vous n’ètes pas couchée , j’ai un mot à vous dire , c’est trèspressé.

LOUISE , allant ouvrir.

Ah , mon Dieu ! il va réveiller ma tante. Mais taisez-vous donc , monsieur Salsbach , vous faites un tapage... ( Elle lui ouvre. )

Page 1