ACTE II, SCÈNE IX. 3i'J
MADAME BARNECK.
Turc bravade ! Mais n’importe, je vais donner des ordres pour que l’on veille toute la nuit.
LOUISE, tombant dans un fauteuil.
Ah , ma tante ! quelle scène !
MADAME BARNECK.
Pauvre petite ! J’eSpère que je me suis bien montrée. C’est d’autant mieux à moi, que je ne savais pas trop de quoi il était question , ni le motif de sa résistance.
• LOUISE
Je vous l’expliquerai ; mais je dois convenir que c’est d’uu honnête homme.
Hum ! ce n’est pas cela , et j’ai bien une autre idée.
LOUISE
Quoi donc, ma tante ?
MADAME BARNECK.
Une idée qui m’est venue comme un coup de foudre, et qui rendrait notre vengeance complète. As-tu remarqué son trouble, son agitation? S’il s’avisait de t’aimer réellement?
LOUISE, troubler.
Lui !
MADAME BARNECK.
Je donnerais tout au monde pour que ce fut vrai ; quel bonheur de le désoler !
LOUISE
Je n’y tiens pas.
MADAME BAKNECK.
Et tu as tort. Dieu ! si c’était de moi qu’il fut amoureux ! Adieu , mon enfant , adieu ; ne t’inquiète pas , ne te tourmente pas , je me charge du procès , de la séparation ; toi , songe seulement qu’il est parti désolé, désespéré. Ah! qu’il est doux de se venger, et quelle bonne nuit je vais passer! ( Elle embrasse Louise, et reulre ebez elle.)