ACTE II, SCÈNE XIV. 3üt
MALZEN Cl LOUISE.
Jour heureux Pour tous deux !
Quelle joie imprévue !
Jour heureux Pour tous deux !
il comble enlin nos voeux
MADAME BARNECK.
De rage et de dépit je tremble.
SALSBACH.
Est-ce donc pour se séparer Qu’ici nous les trouvons ensemble ?
MADAME BARNECK.
J’en puis à peine respirer.
SALSUACII.
Enfermés dans cette demeure Depuis hier soir...
MADAME BARNECK.
C’est trop fort;
Et madame trouvait encor
Que je venais de trop bonne heure.
TOUS
Ah! grands dieux! etc. . *
MALZEN Cl LOUISE.
Jour heureux, etc.
SALSBAC1I.
Ali çà ! mais que diable voulez- vous que nous attestions ?
MADAME BARNECK , hors d’ellc-mèrac.
Vous attesterez , vous attesterez , messieurs , que je suis furieuse, que je bannis monsieur de ma présence, et que je né le • recevrai jamais chez moi. ( Malzcu passe auprès de madame Barneck. )
LOUISE
O ciel !
MADAME BARNECK.
Et que vous , ma nièce , vous qui me devez tout , vous avez juré de ne jamais me quitter.
LOUISE, baissant les veux.
Il est vrai.
MALZEN.
Croyez, madame , que mon plus cher désir serait de voir confirmé par vous le pardon que j’ai obtenu de Louise ; mais, dans ce moment , je n’essayerai point de vous fléchir, je me soumettrai respectueusement à vos ordres.
LOUISE
MADAME barneck , d’uo air menaçant.
.Te l’espère bien , ou sinon...
MALZEN.
Et puisque vous me bannissez , résigné à mon sort... (A Louise , d'un air peine, et la preoaut parla main.) Allons, chère amie, faites vos adieux à votre tante , et partons.
MADAME BAKNECK.
Qu’est-ce à dire ?
MALZEN.
Que je l’emmène chez moi.
MADAME BARNECK.
L’emmener ! elle pourrait y consentir !
SALSBACH, froidement, et prenant une prise de tabac.
Qu’elle le veuille ou non , c’est la loi , la femme doit suivre son mari.
MADAME BARNECk, effrayée.
Ah , mon Dieu !