MADAME DAR RENTIÈRES
Mais il me manque , pour le dénoûment, quelque chose de foudroyant,... de ces coups extraordinaires qui vous renversent... Qu’est-ce que nous pourrions donc faire ?
JOSÉPHINE
Je m’en rapporte à vous, ma marraine.
MADAME DARMENTIÈRES.
Et vous, Balthasar, qu’est-cc que vous en dites?
BALTHASAR, passant auprès de madame Darmcntièrea.
Moi, je dirais tout uniment à madame la comtesse : <* Ma « chère nièce, c’est aujourd’hui que tu es née pour l’orgueil de « les parents et le bonheur de ton époux... Songe à lui, à tes « devoirs, et embrasse-moi... Voilà mon bouquet. »
Dieu! que c’est bourgeois ! '
JOSÉPHINE
Comme c’est fête de famille !
BALTHASAR
C’est possible... j’ajouterais... « Si je no te fête pas autrement , « c’est qu’en l’absence de ton mari , il ne me parait pas convena- « ble de donner des bals , des réjouissances , des feux d’artifice. »
MADAME DARMENTIÈRES.
Balthasar!...
BALTHASAR
Vous me demandez mou avis...
MADAME DARMENTIÈRES.
Il est impertinent,... et vous pouvez le garder.
BALTHASAR
C’est dit... Il ira avec beaucoup d’autres qu’on ne me demandait pas, et qu’on eut bien fait de suivre.
( Grincheux passe auprès de sa femme. ) MADAME DARMENTIÈRES.
Je n’ai besoin ni de votre approbation ni de votre censure. Je fais ce qui me convient , et ce qui conviendrait à monsieur le