‹ Œuvres choisies de E. Scribe 3Chapitre 452 sur 457 · HORTENSE, GEORGE · texte numérisé non relu

HORTENSE, GEORGE

HORTENSE

Je meurs d’inquiétude... Mon mari... Il faut que je le voie... O ciel ! c’est George! (Tombant sur un fauteuil près de la table.) Mon Dieu! que devenir !

GEORGE, courant à elle.

Ma tante , qu’avez-vous ?

HORTENSE

Rien, monsieur ; je ne demande rien , qu’à être seule.

GEORGE

Puis-je vous laisser dans l’état où je vous vois ?

HORTENSE, s’efforçant de sourire.

Rassurez-vous , je ne souffre pas ; je venais d’avoir avec votre oncle une explication où moi seule j’avais tort, sans doute.

GEORGE

Je ne pense pas.

HORTENSE, étonnée.

Et qui vous l’a dit?

GEORGE

Lui-même , qui me confiait tout à l’heure le sujet de ses peines.

A VOUS... O mon Dieu ! (Se reprenant, et cherchant à cacher son trouble. ) J’espère , George , que , connaissant comme moi le caractère de votre oncle , que sa vivacité emporte souvent loin des justes bornes, vous n’ajouterez pas foi à des idées dont lui-méme reconnaîtra bientôt la fausseté.

GEORGE

Je ne crois rien , sinon que vous méritez les respects du monde

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