SCÈNE XIV
ISABELLE , CHAVIGNI , LE GRAND-DUC , la marquise de SUR- VILLE, RODOLPHE, le comte df. MORENO, SALDORF.
RODOLPHE
Victoire ! mon cher Chavigni , tout est avoué , tout est connu.
LE COMTE
Je viens de le lui raconter.
LE GRAND-DUC
Vous savez alors que tout est pardonné , que j’ai donné mou consentement. Approchez, monsieur... (A dcmi-voin. ) Vous vous en êtes tiré à merveille, et je n’attendais pas moins de vous; cependant je ne suis pas tout à fait votre dupe , et je parierais que ce prétendu mariage n’est pas encore fait.
CHAVIGNI
Comment, monseigneur !
LE GRAND-DIJC, à demi-voix.
Vous avez eu raison de le dire, et c’est une heureuse idée, puisqu’elle nous lire de l’embarras où nousétious. (Haut.) Pour vous prouver ma satisfaction , si votre cour pouvait se décider à se priver de vos talents, je serais trop heureux de les employer et de vous attacher à ma personne.
RODOLPHE
Non , monseigneur , c’est à moi de me charger de sou avancement ; et j’espère qu’il ne nous quittera plus , car nous avons des dettes à acquitter envers lui.
SALDORF , passant auprès de Chavigni.
Moi, monsieur , j’ai une grâce à vous demander.
CHAVIGNI
A moi , monsieur !... et laquelle ?
SALDORF.
J’écris des mémoires du temps , c’est la mode; et je vous prierai , vous qui avez conduit cette affaire , de me donner , sur cette importante négociation, tous les renseignements...