BLKTKA.ND ET BATON
LKIC , voulant changer la conversation.
Mais vous-même, monsieur le comte, vous êtes bien hardi de sortir ainsi à pied dans les rues.
RAM/ m .
Pourquoi cela? Dans ce moment, les gens à pied sont des puissances ; ce sont eux qui éclaboussent ; et puis , moi , je n'ai qu'une parole ; je vous avais promis , en venant ici faire quelques emplettes, de vous apporter votre brevet de lieutenant... (Le tirant de sa poche, et le lui présentant. ) Le voici !
iiuc.
Quel bonheur! je suis officier !
MARTHE
C'est fait de moi... (Montrant Rantzau. ) J'avais raison de me défier de celui-là.
RANTZAU | se tournant vers elle.
Je vous fais compliment, madame, sur la faveur dont vous jouissez en ce moment.
MARTHE
Que voulez-vous dire?
RANTZAI .
Ignorez-vous donc ce qui se passe ?
MARTHE
Je viens de nos ateliers , où il n'y avait plus personne.
RARTZA1 .
Ils sont tous dans la grande place ; votre mari est devenu l'idole du peuple. De tous les côtés on rencontre des bannières sur lesquelles flottent ces mots : Vive Burkenslaff, notre chef! Burkenstaff pour toujours!... Son nom est devenu un cri de ralliement.
■ARTHB.
Ah , le malheureux !
RARTJ \t ■
Les flots tumultueux de se* partisses entourent le palais, et ils
crient tOUl de bon COBUT : A bas Slruensée ! (Sonnant.) Il yen a même quelques-uns qui crient : A bas les membres de la régence !
o ciel! et vous no craignez pas...
Nullement : je me promène iucognito, en amateur; d'ailleurs ,
-'il v avait quelque da me réclamerais de vous!