C.OELHF.R
Je le disais bien ; . . . cela ne pouvait pas durer î
CI1RISTINE.
Tout est donc terminé?
FALKENSKIELD.
Pas encore ! mais cela va mieux.
RANTZAL et KOLLER, chacun à part, et d'un air fâché.
Ah, mon Dieu!...
FALKENSKIELD.
On avait beau répéter à la multitude que l'on n'avait pas attenté à la liberté de Burkenstaff, que lui-même, sans doute par prudence ou par modestie, avait voulu se dérober aux honneurs qu'on lui préparait, et 6e soustraire à tous les regards...
RAYI/W .
Au moment d'un triomphe, ce n'est guère vraisemblable.
FALKENSKIRLD.
Je ne dis pas non; aussi on aurait eu peut-être de la peine à convaincre ses partisans, sans l'arrivée d'un régiment d'infanterie, sur lequel nous ne comptions pas, et qui, pour se rendre à sa nouvelle garnison , traversait Copenhague tambour battant et enseignes déployées. Sa présence inattendue a changé la disposition des esprits; on a commencé à s'entendre, et, sur les assurances réitérées qu'on ne négligerait rien pour rechercher et découvrir Raton Burkenstaff, chacun s'est retiré chez soi, excepté quelques individus qui semblaient prendre à tâche d'exciter et de continuer le désordre.
KOLLER, à part.
FW.KF.NSKIl I I).
Ce sont les nôtres!
<>:i >'en est empare.
koi.LKR, i part.
0 ciel !
l ..; BERTRAND KT RATON.
IALKENSKIELD.
Et comme, celte fois, il faut en finir...
GOELIIEIt.
C'est ce que je répète depuis ce matin.
IALKENSKIELD.
Comme il ne faut plus que de pareilles scènes se renouvellent, nous sommes décidés à prendre des mesures sévères.
RANTZ vl .
Quels sont ceux qu'on est parvenu à saisir.
FALKENSK1ELD.
Des gens obscurs, inconnus...
KOLLER
Sait-on leurs noms?
EALKENSKIELD.
Ilermanet Christian.
KOLLER, à part.
Les maladroits !
IALKENSKIELD.
Vous comprenez que ces misérables n'agissent pas d'eux-mêmes, qu'ils avaient reçu des instructions et de l'argent ; et ce qu'il nous importe de savoir, ce sont les gens qui les font agir.
EANTZAL, regardant Koller.
Les nommeront-ils ?
1 ALKKNSKIELD.
Sans doute!... leur grâce s'ils parlent, et fusillés s'ils se taisent. (A i\aut/.au.) Je viens vous prendre pour les interroger et arriver par là à la découverte d'un complot...
KOLLEIt , s' avançant vers l'alkcuskield.
Dont je crois tenir déjà quelques ramifications.
IALKENSKIELD.
Vous, Koller !
kOLLEK.
Oui, monseigneur. (A part. ) 11 n'y a que ce moyen de me sauver.
HANI/Vl .
El pourquoi ne pas nous avoir fait part plus tôt de vos lumières
à ce sujet?
KOLLER
Je n'ai de certitude que d'aujourd'hui, et je m'étail MnpN
d'accourir. J'attendais la On du conseil pour parler au comlo
Strucnséc; mais, puisque vous voilà, inessei&ncurs...