SAURAI
Et lui aussi I
kOLLFR , à part.
Il sait tout ; s'il parle , je suis compromis.
( Pendant cet apurté , EalkcnskicM I Fait ligne a (iulhi'r de se mettre à la table
.■il lu- et d'écrire. Il m retourne alors vers Éric, qu'il interroge, )
FALKJBMSI1BLD.
Où sont vos complices ? quels sont-ils ?
ÉRIC
Je n'en ai pas.
KOLLER, bas, à Éric.
C'est bien !
(11 s'éloigne vivement. Eric le regarde avec étonnemeut, et se rapproche de
liant/au. ) RANTZAU fait à Éric un geste de tête approbatif, et dit à part :
Ce n'est pas un lâche , celui-là.
FALKENSKIELD, à Gœlher.
Vous avez écrit? (Se retournant vers Éric.) Point de complices?... C'est impossible; les troubles dont votre père a été aujourd'hui la cause ou le prétexte , les armes que vous portiez , prouvent un projet dont nous avions déjà la connaissance ; vous vouliez attenter à la liberté des ministres, à leurs jours peut-être : et ce projet, vous ne pouviez l'exécuter seul.
ÉRIC
Je n'ai rien à répondre, et vous ne saurez rien de moi, sinon que je conspirais contre vous; oui, je voulais briser le joug honteux sous lequel gémissent le roi et le Danemark ; oui , il est parmi vous des gens indignes du pouvoir, des lâches que j'ai défiés en vain.
(olMll.it , toujours à table.
Je donnerai là-dessus des explications au conseil.
FALKENSKIELD.
Silence, Gœlher! Et puisque M. Éric convient qu'il était d'une
conspiration...
ÉUC, avec force.
Oui!
CHRISTINE , à Falkcnskield.
Il vous trompe, il vous abuse.
ÉRIC
Non, mademoiselle; ce que je dis, je dois le dire ; je suis trop heureux de l'avouer tout haut, (avec inteoUoa et la regardant) et de donner au parti que je sers ce dernier gage de dévouement.
KOLLER, bas, a KanUau.
C'est un homme perdu et son parti aussi.
RARTZAl , a part, et uni a la droite do nectateur*
l'as encore ! c'est le moment, je crois, de délivrer liurkenstaff ;