‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 162 sur 639 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

LA REINE, seule à droite, McUe près du gnéridoa.

Personne ! personne encore ! Je suis d'une inquiétude que chaque instant redouhle, et je ne conçois rien à ce billot adressé par une inain inconnue. [Lisant.) ■ Malgré le contre-ordre donné par « VOUS, un des conjures a été arrêté hier soir, dans l'hôtel de Pal- « kcnskield. C'est le jeune Éric Burkenshff. Voyez son père, et fai-

■ tes-le agir, il n'y a pas de temps à perdre. » Éric Burkenstaff ir* rèlé comme conspirateur ! Il était donc des nôtres ! Pourquoi alors Koller ne m'en a-t-il pas prévenue ? Depuis hier je ne l'ai pas vu ; je ne sais pas ce qu il devient. Pourvu que lui aussi ne soit pas compromis; lui, le seul ami sur lequel je puisse compter; car je viens de voir le roi , je lui ai parlé , espérant m'en faire un appui ; mais sa tète est plus faible que jamais : à peine s'il a pu me comprendre ou me reconnaître. Et si ce jeune homme, intimidé par leurs menaces, nomme les chefs de la conspiration , s'il me trahit... Oh non ! il a du cœur, du courage. Mais son père ! son père , qui ne vient pas et qui maintenant est mon seul espoir ! Je lui ai fait dire de ra'apporter les étoffes que je lui avais commandées, et il a dû me comprendre; car à présent notre sort, nos intérêts sont les mêmes : c'est de notre accord que dépend le succès.

DM HUISSIER DE LA CHAMBRE , entraut.

Messire Raton Burkenstaff, le marchand, demande à présenter des étoffes à votre majesté.

LA REINE, vivement.

Qu'il entre ! qu'il entre !

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