‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 196 sur 639 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CHRISTINE, FALKENSKIELD.

» M UMU|U| (jui est entre pendant les derniers mots , se trouve en face de Christine, qui veut sortir. Il lui prend la lettre des main*.

l'ne lettre, et pour qui donc ?

CWUIfUUti avec effroi.

Mon pore !...

i | BERTRAND ET RATON.

1 LLKEMKtlLB, lisant.

« A la reine Mathilde. » Eh mais ! ne vous troublez pas ainsi ;

puisque vous tenez tant à ce que cette lettre parvienne a sa ma-

jeslé , je la lui remettrai ; mais j'ai le droit , je pense , de connaître

ce que ma lille écrit , même à sa souveraine , et vous permettez...

( Faisant le geste d'ouvrir la lettre. )

CHRISTINE, suppliante.

Monsieur...

FALRCNSKIELD, l'oUViailt.

Vous y consentez... ( Lisant. ) 0 ciel !... Éric Burkenstaff était ici pour vous, caché dans votre appartement! et c'est là qu'aux yeux de tous il a été découvert...

CNIUSTINE.

Oui, oui, c'est la vérité! Accablez-moi de votre colère : non que je sois coupable ni indigne de vous , je le jure ; c'est déjà trop que mon imprudence ait pu nous compromettre; aussi, je ne cherche nia me justifier ni à éviter des reproches que j'ai mérités; mais j'apprends , et vous me l'aviez caché, qu'il est condamné à mort ; que, victime de son dévouement, il va périr pour sauver mon honneur; j'ai pensé alors que c'était le perdre à jamais que de l'acheter à ce prix ; j'ai voulu épargner à moi des remords,... à vous un crime... J'ai écrit !

FALKENSKIELD.

Signer un tel aveu!... et par ce témoignage, qui va, qui doit devenir public, atteler aux yeux de la reine , de ses ministres, de toute la cour, que la comtesse de Falkenskield, éprise d'un marchand de la Cité, a compromis pour lui son rang, sa naisi, Min | ère. qui, déjà en butte a tous les traits de la calomnie et de la salire , va cette fois être accablé et succomber sous leurs COUpel Non, cet écrit, gage de notre déshonneur et de notre ruine, - rra pas le jour.

cmusTiM.

Qu'OMS-VOUI dire? Ô Ciell Ne p.isvous opposer à cet arrêt'

PAI M NSftll II).

Je ne mil pai le imI qui l'ail signé*

CIIIUSÏIM .

Mais vous êtes le seul qui connaisstel son Innocence ; et m vous refusai iTadreiMf oc billet a la reine , j»* cours me jeter a ses pieds...

Hm, DMQSiOUI , <»i"i | pour VOtre honneur, pour le repos éternel do

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