SCÈNE VIL
CHRISTINE, RANTZAU, GŒLHER, FALKENSK1ELD.
COF.LHF.R.
Est-ce que je sais? c'est un désordre, une confusion. J'ai beau demander comme vous : Qu'y a-t-il ? comment cela se fait-il? tout le monde m'interroge, et personne ne me répond.
FALKENSKIEU).
Mais vous étiez là cependant,... vous étiez au palais...
r.OF.LHKR.
Certainement, j'y étais; j'ai ouvert le bal avec la reine; et quelque temps après le départ de sa majesté, je dansais le nouveau menuet de la cour avec mademoiselle de Thornslon , lorsque tout à coup, parmi les groupes occupés à nous admirer, je remarque une distraction qui n'était pas naturelle ; on ne nous regardait plus ; on causait à voix basse , un murmure sourd et prolongé circulait dans les salons... Qu'y a-t-il donc? Qu'est-ce que c'est? Je le demande à ma danseuse , qui ne le sait pas plus que moi, et j'apprends, par un valet de pied tout pâle et tout effrayé, que la reine Malhilde vient d'être arrêtée dans sa chambre à coucher par l'ordre du roi.
FALKENSKIELD.
L'ordre du roi !... Et Stiuensée?