‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 213 sur 639 · ACTE I, SCÈNE IT. SU · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IT. SU

mon ambition. Je ne courtise ni la puissance royale ni la faveur

populaire; fidèle à mon pays et à ses lois, que j'ai jurées, je les défendrai contre quiconque voudrait y porter atteinte; et que l'outrage vienne d'en haut ou d'en bas, qu'il parte du palais Saiut-James ou des faubours de Londres,... que celui qui veut nous opprimer se nomme roi ou se nomme peuple, je me lève contre lui ; car, avant tout, mon pays et sa liberté !

M I BOKOIG.

Touchez là : je suis désormais de votre parti...

m mu.

Et alors vous acceptez...

Ml BOBOUG.

Non,... non, pour d'autres raisons encore... ; car sur ce terrainlà, voyez-VOUS, il faudrait se retrouver en présence deWalpole, et ami ou ennemi,... je ne veux plus le voir,... je l'ai juré.

IIE.Mil.

Il est moins fier que vous,... car l'autre jour, en lui demandant cette place pour sir Thomas Kiuston, il a lien fallu lui dire que c'était voire cousin.... Et a votre nom il a tressailli comme un homme qui sort d'un long sommeil... « Mon vieux camarade Nea-

boroug, s'est-il écrié,... il vient d'arriver, il esta Londres? — Oui, mon oncle, depuis cinq ans. — Pas possible!... Je sais bien, a-l il ajouté, qu'il y est venu a peu près a cette époque-là,... à telles enseignes, qu'il y avait alors une place vacante.. » » En achevant mots, il sonne vivement BOO secrétaire. « Ne vous ai-je pas ne il va longtemps, comme recteur a l'université d'Oxford, Williams Neuhoroug, mon ami d'enfance? — Oui, raylord, c'était bien votre intention, mais la place a été donnée a votre ennemi mortel lord Slanliope... » A ce mot, Walpole a rougi,... ses nerfs se sont contractés,... et, me prenant la main, il m'a dit a voix ■ et d'un air honteux : « C'e*t vrai, je me le rappelle maintenant... J'avais alors besoin, pour faire passer un bill, de cinq ou lift voix à la Chambre... Stanhopce>l venu ce jour-la,... me lesaoffertes a ce prix ;... je ne pensais qu'a mon bill,... je n'ai plus pensé à Neuboroug; et depuis, je l'avoue, tant d'événements se sont succédé, que celui-là est tout à fait sorti de ma mémoire... »

m i eoMi u* Croyez donc à l'amitié d'un mioistrel Pour cinq voix sacrifier un ami! Mais pour dix il le ferait pendre !

BEHRI,

Attendez,... je n'ai pas fini !... Je lui ai raconté alors ce que je lui avais caché jusque-là... sur mon duel, sur ma blessure, sur les soins que vous m'avez prodigués... 11 était ému, des larmes roulaient dans ses yeux...

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