SCÈNE III
MADAME DORBEVAL, madame DE BRIENNE.
MADAME DE BRlENNE, allant à madame Dorbeval, qui est resiée plongée dans
ses réflexions.
Élise !
MADAME DORBEVAL, revenant à elle et affectant un air gai.
Eh bien ! tu me disais donc?
MADAME DE BRIENNE
Moi! je ne te disais rien ; mais je m'inquiétais de l'émotion où je te vois.
MADAME DORBEVAL.
De l'émotion! je n'en ai aucune, je t'assure; mais n'aurais-je pas quelque droit de me plaindre de l'esclavage continuel où je suis? N'avoir pas un moment à soi ou à ses amis ! recevoir chaque jour des indifférents , des gens que l'on connail à peine !
MADAME DE BRIEHtfft.
C'est très-fâcheux ; mais je ne sais pourquoi, j'ai idée que ceux qui le contrarient le plus ne sont pas ceux qui viennent : ce sont ceux qui...
MADAME DORBEVAL.
Que dis-tu?
M Mi V M E DE BRIENNE.
Je désire me tromper ; mais il me semblait que monsieur de Nangis... Allons, décidément il y a des noms malheureux, car voila que tu roogil encore.
MADAME DORBE1 AL.
Je ne Bais pourquoi ; car en conscience je n'ai rien à l'apprendre. Ne t'ai je pas dit que j'espérais pour ton mari une place , une peusioD? el monsieur de Nangis, proche parent du ministre, était par son crédit , par sa position à la cour, une protection à ménager; je n'avais pas d'autre idée, d'autres motifs, je te le jure. liais bientôt monsieur de Nangis est devenu un protecteur si dévoué , que je D'osé plus rien lui demander. Craignant même que assiduités ne finissent par être remarquées , je l'ai prié , autant que possible, d'éviter ma présence) el tu vois quel pouvoir j'ai sur lui, tu vois quelle est sa soumission : aujourd'hui mon mari l'invite, et il l'empressé de refuser. .«
MADAMI Di BBII IfMI .
Eh ni h- ' i i" ichi e d'être *>1