‹ Œuvres choisies de E. Scribe (volume 2)Chapitre 31 sur 639 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

POLIGNI; MADAME DE BRIENNE, entrant parla porte de droite. l'OI.K.M , à part.

Ah ! je n'ose la regarder!

HADAMB M BBIENRE , à la cantonade.

Ne t'occupe pas de moi; liberté entière! Je vais me retirer dans

11)011 appartement. (Se retournant, et apercevant Poligni.) Ah! qu'ai-je VU '.' c'est lui ! ( Faisant quelques pas à sa rencontre. ) Poligni ! ( Poiigni la salue r. spot tucuseim-nt et sans oser lui repondre.) Quoi ! VOUS U êtes pas

étonné de mon arrivée?

lulii.M, froidement.

Je venais de l'apprendre à l'instant, madame, et croyez que, de tous vos amis, aucun n'a pris plus de part que moi à votre heureux retour.

maiumi: ni Binons.

J'en suis persuadée; mais d'où vient votre émotion? d'où vient que vos yeox semblent éviter tes miens? Ah! je le vois, vous ignores encore... Poiigoi, cette réserve que l'honneur vous imposait, celte froideur, ce respect dont j'ai tant de foisgémi, et dont je vous remerciais, en bien! maintenant,... je ne sais comment vous l'apprendre; mais je bois pies de vous, je vous regarde, je

vous parle, non sans trouble, mais du moins sans remords... Ah î ne m'entendez-vous pas?

POLIGNI, à part.

Grand Dieu !

MADAME, di: r.liir.NM •

Oui, mon sort, mon existence, tout est changé;... mon cœur seul ne l'est pas.

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