MADAME DE BI>. ! I [IRE
Ah ! ne vous en défendez pas ; j'aime tous vos défauts pour que vous aimiez les miens. Mais calmez-vous : pendant ces trois années, je vous le jure, pas la moindre coquetterie, pas une seule déclaration. C'est comme je vous le dis! cela même m'effrayait... pour vous, et je craignais... Dans ce moment seulement vos yeux me rassurent un peu, et puisque vous vous taisez, puisque vous ne m'accusez plus, c'est à moi de le faire, c'est à moi de vous apprendra tous mes torts. Oui, monsieur, lorsque tout devait nous séparer, le temps, la distance, et plus encore, le devoir,... eh bien ! je ne vous ai pas quille d'un moment : partout mes souvenirs vous suivaient. Ces lettres mêmes que vous réclamiez, je ne suis pas bien sure de ne pas les avoir écrites,... (vivement) mais vous ne les verrez jamais! Et quand il était question de ma patrie, quand mon mari lui-même me pariait de la France, c'était à vous que je pensais. N'était-ce pas bien mal? n'était-ce pas horrible? Voilà, monsieur, voilà des torU véritables, et ceux-là cependant vous ne me les reproches pas !
Ali ! je n'en ai plus la force, je n'en ai plus le courage ! C'est à moi maintenant à me justifier à vos yeux. Oui, je vous aime, et plus que jamais.
MADAME DE BBJI ERMI .
A la bonne heure au moins! Tas un mot de plus,... celui-là suffit; tout est pardonné...
30 LE MARIAGE b ARGENT.
POLIGNI.
Ah! tant île vertus, tant d'amour, méritaient un meilleur sort; et si vous saviez celui que je veux vous offrir! il est si peu digne de vous ! Voilà la cause de mes tourments, voilà ce qui me rend le plus malheureux des hommes.
MADAME DE BRIENKE, souriant.
Il serait possible! Un autre défaut encore : vous avez de l'ambition.