ACTE III, SCÈNE I
dechez madame Dorbeval , qui a eu la bouté de m'engagera dîner. Mais de crainte de vous déranger, j'aimais mieux altendro à ce soir.
MADAME DE BRIENNE
Un ami est-il jamais importun ?
OLIVIER
Non , sans doute. Mais vous donner a peine le temps d'arriver, se présenter ainsi àl'improviste...
M\I)VMF. DE BRIENNE.
Nullement , je VOUS attendais. (Souriant, et d'un air de reproche.)
Je trouve même que vous venez bien tard.
OLIVIER
A ce mot seul je vous reconnais , vous êtes toujours la même. Non, non, je me trompe, vous êtes bien mieux encore, et je sens renaître ma contiance ; car vous ne vous douteriez pas qu'en venant ici le cœur me battait , et qu'arrivé à votre porte, je désirais presque que vous fussiez sortie.
MADAME DE BRIENNE , vivement.
lit pourquoi ?
OLIVIER
La crainte que vous ne fussiez changée pour nous... Trois années d'absence , c'est terrible ! Et puis (hésitant) ma visite n'était pas tout à fait désintéressée , j'avais quelque chose à vous demander.