SCÈNE ÏIÎ
MADAME DORBEVAL, POLIGNI.
MADAME DOUEE VAL.
Rien ne peut-il donc changer votre résolution? et ce mariage, monsieur, est-il définitivement arrêté?
POLIGNI.
Ce n'est pas moi, c'est votre mari qui en a eu l'idée : il a ma parole, j'ai la sienne, sans vous parler ici d'autres engagements que maintenant rien ne peut rompre; car ce soir après le dîner nous signons le contrat. Dorbeval, que j'attends, doit tout à l'heure m'en apporter les articles.
M Vit v ME DORBETAL.
0 ciel ! Mais , monsieur , de bonne foi , est-ce que vous aimez Hermance?
POLIGNI.
Non, madame ; vous savez mieux que personne qu'il n'y avait au monde qu'une seule femme que je pusse aimer , mais ce bonheur que je m'étais promis, il faut y renoncer.
MADAME DOBBEVAL.
Et ri vous étiez dans l'erreur, si vous vous abusiez '
POUGftf.
■l'abuser! moi ! D'après ce que je viens d'entendre, ce serait lui faire injure que de douter de ses propres aveux! Et monsieur d Vmgis...
■ADAME DR DORBE1 \i .
Eh bien, monsieur! puisque je ne puis la jujUtier qu'en m' exposant moi-même , j'aurai le courage de faire pour elle ce qu'elle a fait pour moi. Vous êtes l'ami de mon mari , je le Bail ; mais
Jl