RP, VILLE
Non, sans doute, ni votre oncle non plus.
Cil VRLES.
Vraiment! Alors n'en dites rien; nous pouvons nous en retirer, parce que pour l'adresse et la persuasion, je suis là : j'ai de l'esprit naturel et delà lecture; j'ai été élevé par ma vieille tante Judith, qui m'a appris la littérature dans les romans et dans les comédies. Il y a cinq ou six manières d'attendrir les oncles et de les forcer à pardonner, pourvu qu'ils ne vous connaissent pas; par exemple, il ne faut pas être connu, c'est de rigueur ; et je ne sais comment me déguiser aux yeux de mon oncle.
F.IWILLE.
Voulez-vous un moyen ?
CHARLES
Je ne demande pas mieux.
RINVILLE.
On attend aujourd'hui un prétendu, M. de Rinville, propriétaire des environs. Je sais, de bonne part, qu'il ne viendra pas et qu'il n'est pas connu de votre famille.
CnARLES.
Attendez ! une idée ! je vais passer pour lui.
2iO LES PREMIERES AMOURS.