‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 224 sur 414 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

CHARLES; M. DERVIÈRE et EMMEL1NE, entrant parle fond. M. DERVIÈRE.

Où est-il ? où est-il que je l'embrasse ! Mille pardons, mon cher Rinville, det'avoir fait attendre... le temps seulement de prendre un costume plus convenable.

CHARLES

Certainement, mon cher monsieur!... (A part.) Dieu! qu'il est changé, mon bon oncle ! je ne l'aurais pas reconnu.

M. DERVIERE.

Voici ma fille, mon Emmeline, que j'ai l'honneur de te présenter. emmeline, s'avancant et faisant la révérence.

Monsieur... (Bas à son père.) Ah! mon Dieu! qu'il est laid! et quelle tournure!

M. DERVIÈRE.

Du tout, je ne trouve pas cela, ce jeune homme est bien; il a l'air plus jeune et plus élancé que ton cousin.

EMMELINE, à part.

11 a beau dire ; quelle différence avec Charles!

M. DLRViÈRE, à Charles.

Il y a bien longtemps, mon cher Rinville, que tu n'es venu dans notre pays ?

CHARLES

Aussi, vous ne croiriez pas qu'en arrivant ici, j'avais un peu peur de vous.

M. DERVIÈRE.

Il se pourrait !

CHARLES

Eh! mon Dieu, oui; timide comme uu commençant.

M. DERVIÈRE.

Tu l'entends, ma fille, la crainte de ne pas nous plaire. (A Charles.) Mais maintenant , j'espère que tu agiras sans cérémonie, et tout ce qui pourra te faire plaisir.,.

CHARLES

Dieu ! si j'osais.

M. DERVIÈRE.

Est-ce que tu aurais quelque chose à me demander ?

CHARLES

Non certainement... Je vous prie seulement de ne pas oublier cette phrase; vous avez dit , Tout ce qui pourrait te faire plaisir, tout ce qui pourrait... parce que plus tard peut être... mais dans ce moment le plus pressé serait de me refaire un peu, car depuis ce matin je suis à jeun.

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