‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 260 sur 414 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

les précédents; saint-félix, Catherine.

MADAME DE MARCILLY

Venez, venez, Saint-Félix, ma fille est à vous. Voulez-vous de moi pour belle-mère?

SAINT-FÉLIX, à scs pieds.

Ah ! que je suis heureux !

CATHERINE

Ah! madame, que c'est bien à vous!

MADAME DE MARCILLY , à M. de Villcblanclie. Eh bien, monsieur! êtes-vous content?

M. DE YILLEBLANCHE.

Oui, madame; je regardais là, dans la glace, j'y voyais un groupe charmant.

MADAME DE MARCILLY, bas.

Ah ! grâce maintenant , et gardez-moi le secret.

M. DE A1LLEBLANCHE.

Cela me sera difficile, à moins que votre main ne me ferme la bouche.

MADAME DE MARCILLY, lui mettant la main sur la bouche.

Taisez-vous, la voilà.

VAUDEVILLE

Air nouveau de M. Adam.

SAINT-FÉLIX

Ainsi , je suis de la famille ;

C'est grâce à vous , mon protecteur ; (A madame de Marcillv.)

C'est voire amour pour votre iille

Qui vient de lixer mon bonheur.

Ne suivez plus que cette loi si chère ; De votre coeur loin de vous délier,

Ëcoutez-le : pour une mère

Voilà le meilleur conseiller.

CATHERINE

J'ai deux amoureux , lequel prendre ?

L'un a l'syeux noirs, l'autre a l'syeux bleus;

L'un est aimable, l'autre est tendre ,

Ils dis'nt qu'ils m'ador'nl tous les deux : Renvoyer l'un , hélas ! est difficile ;

Choisir l'autre, ça frait crier.

Comment donc fait-on à la "ville ?

Mesdam's , daignez me conseiller-

M. DE A'ILLEBLANCHE.

Le conquérant et la coquette , Qui , par leurs yeux souvent ne peuvent voir, Vont consultant, s'il s'agit de conquête, L'un son conseil , et l'autre son miroir : Mais si tous deux vous voulez qu'on vous dise La vérité, souffrez-la volontiers;

Surtout , pour prix de leur franchise,

Ne cassez pas vos conseillers.

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