SCENE XIX
« tre, et que vous ayez à me regarder autant de plaisir que j'en
« ai à vous voir. »
« Moi, votre miroir fidèle. »
M. DE V1LT.EBLANCHE, qui s'est levé et s'est approché d'elle.
Eh bien ! qu'avez-vous donc ?
MADAME DE MARCILLY , lui donnant la lettre.
Tenez, tenez, monsieur, lisez vous-même. Que devenir.1 comment cacher ma honte? car à coup sur quelqu'un a mou secret.
M. DE VILLEBLANCIIE.
N'est-ce que cela? Je vois ce dont il s'agit.
Air : F.u amour comme en amitié.
D'un seul instant de vanité
Dont le repentir vous honore ,
Vous craignez la publicité; Eh bien , voire secret vous appartient encore; Ne craignez pas qu'il soit jamais trahi;
Calmez celte frayeur extrême :
Noire secret est encore en dous-méme, Alors qu'il est dans le sein d'un ami.
MADAME DE MARCILLY
Quoi, monsieur! ce miroir si raisonnable, c'était vous!...
M. DE VILLEBLANCHE
Je n'étais que son interprète et son secrétaire; j'attends la réponse.
MADAME DE UARCILLY.
Ne la devinez- vous pas?
M. DE V1LLEBL ANCHE , apercevant Saint-Félix et Catherine qui sont au l'uiid du théâtre, et qui ont entendu les derniers mots.
Tenez, madame, c'est à lui qu'il faut la faire.