‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 348 sur 414 · J LUETTE · texte numérisé non relu

J LUETTE

Du marquis d'Aveiro ?

LE COMTE

Mais il n'y faut plus penser ; tu dois l'oublier.

JULIETTE

Que voulez-vous dire ?

LE COMTE

Qu'il est indigne de toi , qu'il en aime une autre ; en un mot , qu'il ne mérite ni ta tendresse , ni tes regrets.

JULIETTE

Il en aime une autre !

LE COMTE

Et si tu savais , ma Juliette , quelle est la rivale qu'il te préfère ; une fille sans éducation , sans naissance , une petite ouvrière, sans doute.

Il serait possible ! Non , je ne puis le croire : on le calomnie, mon père.

LE COMTE

On le calomnie, quand j'ai la preuve! ( Lui donnant une lettre. ) Tiens , regarde.

Air d'L'ne heure de mariage.

Vois toi-même, par cet écrit, Que c'est une autre qu'il adore.

JULIETTE

M"on cœur et s'indigne et frémit; Mais je ne puis le croire encore.. .

Oui, c'est moi dont il est épris.

LE COMTE

Son père atteste le contraire.

JULIETTE

N'importe , en pareil cas un fils Doit en savoir plus que son père.

En pareil cas , je crois qu'un fils Doit en savoir plus que son père.

LE COMTE

Alors , s'il n'est pas possible de te convaincre...

SCRIBE. — T. II. 3i

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