‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 377 sur 414 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M. de BREMONT, BERTRAND.

BERTRAND, au fond.

Pardon, excuse, mon général.

M. DE BREMONT

Ah ! c'est toi, Bertrand? Eh bien ! que fais-tu donc là, immobile et l'arme au bras ? ( il s'assied sur le fauteuil à droite. ) Avance à l'ordre.

BERTRAND, s'avancant.

C'est que voyez-vous, mon général, je ne suis pas à mon aise parce que j'ai quelque chose à vous demander.

M. DE BREMONT

Toi , me demander quelque chose ; tant mieux , car c'est la première fois de ta vie.

Il est vrai de dire , mon général , que vous ne m'en avez jamais laissé le temps, comme à Wagram ; vous savez, ce jour où les autres n'ont pas même pu tirer un coup de fusil : ce n'était pas

mauvaise volonté de leur part ( faisant signe de croiser la baïonnette);

mais rapport à ce que nous avions abordé spontanément.

M. DE BREMONT

Eh bien! après?

BERTRAND

Après : c'était pour vous dire que je suis le fils d'un de vos fer-

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