‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 379 sur 414 · ACTE PREMIER, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCENE VIII

M. DE BREMONT

Oui , morbleu ! et si tu ne pars pas avec mon fils , c'est que tu ne m'aimes pas.

BERTRAND

Ah çà! général, pas de plaisanteries, ni de mots équivoques.

M. DE BREMONT

Je le répète : c'est que tu ne nous aimes pas.

BERTRAND

Sarpejeu ! si ce n'était pas vous , il faudrait m'en rendre raison , et je vous montrerais bien si je vous aime , oui ou non. Mais vous le voulez , je n'aurai peut-être que celte occasion de m'acquitter envers vous. Dans une demi-heure , j'aurai dit adieu à mes amis , j'aurai fait mon sac , et je suis à vos ordres.

M. DE BREMOiNT.

C'est bien , je te reconnais , et je ne doutais pas de toi; je n'en ai jamais douté. Si je t'ai offensé, pardonne-moi.

( Il lui tend la main. ) BERTRAND.

Ah ! mon général !

M. DE BREMONT

Je reviens dans l'instant, et je te donnerai mes dernières instructions. (11 entre dans la chambre à droite. )

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