‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 38 sur 414 · SCIPION, AUGUSTE, DUCROS, CAMILLE · texte numérisé non relu

SCIPION, AUGUSTE, DUCROS, CAMILLE

DUCROS, en entrant, à Camille.

Bonjour, ma jolie petite mère; bonjour, mes chers locataires.

(A part, regardant Scipion et Auguste.) Ah diable ! à cette heure-ci, j'espérais les trouver sortis. Ouf ! je n'en puis plus; i!y a loin de ma boutique jusqu'ici, six étages à monter. (Regardant Camille.) Aussi le cœur bat toujours quand on arrive.

AUGUSTE, bas à Scipion.

L'entends-tu déjà?

DUCROS

Mais c'est trop juste, messieurs, c'est trop juste: les arts, le génie, c'est toujours dans le haut.

(11 passe entre eux deux; Camille s'assied à droite près de la cheminée, et travaille; son panier est par terre à côté d'elle; il est recouvert par uue serviette.)

Ce n'est pas comme le commerce , toujours au rez-de-chaussée.

DUCROS

Eh! eh! lejeunedocteurale mot pour rire. Vous savez, du reste, ce qui m'amène. Je suis enchanté que l'occasion du terme me procure l'avantage de vous voir.

scinoN.

Nous sommes bien sensibles à votre visite.

DUCROS, riant, et tirant sa quittance de sa poche.

Eh! eh! c'est uue visite de deux cents francs.

Diable ! je ne fais pas encore payer les miennes aussi cher ; et c'est pour cela, mon cher propriétaire, que si vous pouvez nous accorder quelques jours...

AUGUSTE

Nous attendons des rentrées certaines.

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