ACTE PREMIER, SCENE XII. 4il
Sl'ZEÏTE.
Qucdois-je faire:'
M. I>K BREMONT
Renoncer à Edouard , à ton amour.
Sl'ZETTK.
Je vous l'ai déjà promis.
M. DE BKEMONT.
C'est peu encore , il faut lui ôter tout espoir ; il faut le faire a toi-même un devoir de l'oublier , et pour cela , Suzelte , il faut te marier, et sur-le-champ.
SIZETTE.
0 ciel ! ( Se reprenant. ) Je tiendrai ma parole , monsieur ; je vous obéirai.
M. DE BREMONT
Tu peux l'en rapporter à moi du soin de ton bonheur, du soin de le choisir un honnête homme, un galant homme.
SUZETTE
Présenté par vous, cela suffit; je l'accepterai.
M. DE BREMOKT.
Et, quant à votre avenir , quant à votre fortune...
SIZETTE, l'interrompant.
Ah , monsieur !...
m. de biiemost.
l'ardon , je t'ai offensée : on ne paye pas de pareils sacriliees; mais l'amitié, du moins, peut les acquitter, et la mienne esl à toi pour la vie.
SL'ZETTE, se jetant dans ses bras.
Ah ! voilà tout ce que je demande.
M. DE BREMONT
Allons, allons, il faut du courage; laisse-moi , laisse-moi, mou enfant; je vais penser à tout cela, et je compte sur loi, j'y compte.