ACTE DEUXIÈME, SCÈ.N'E VIE
comme je me rappelle votre effroi , votre crainte de tout à l'heure, je veux avant tout vous rassurer, et vous prouver qu'il n'y a point de sacrifice que je ne fasse pour vous.
SUZETTE
Que voulez -vous dire?
BERTRAND
Que M. le comte nous a fait cadeau de" ce pavillon, qu'il avait fait arranger comme pour lui-même; ce qui fait un assez joli bivouac. Quand je dis un bivouac, c'est-à-dire qu'il y a là deux appartements, qui sont les mitres et qui communiquent ensemble ; en voici la clef : je vous la donne, ma'm'selle Suzette; et, sans jamais vous en rien dire, j'attendrai que vous m'aimiez assez pour me la rendre.
Air : Amis, voici la riante semaine.
Nous attendons ce soir tout le village ,
Et je vais tout disposer pour le bal ;
Car vous dans'rez : ce doit ètr' de votre âge.
Eh quoi! sans vous?
BERTRAND
Sans moi , <n m'est égal.
SeuPment,ce soir, sans rien dire, en silence, Derrière vous je compte me placer :
J'suivrai vos pas, et j'aurai , si je n'danse , Eaurai du moins l'ptaisir d'vous voir danser.
( 11 snrt. )