‹ Œuvres choisies de E. ScribeChapitre 41 sur 414 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES PRÉCÉDENTS , hors DUCROS.

AUGUSTE

L'excellente affaire ! Que Victor se plaigne encore ; c'est lui qui est notre sauveur, c'est lui qui nous tire d'embarras. Victor ! Victor !

VICTOR, sortant de la porte de gauche.

Eh bien ! qu'y a-t-il donc? j'ai cru que vous n'en finiriez pas.

SCIP10N

Les galions sont arrivés ; tout l'or du nouveau monde. Cinq cents francs ! jamais nous n'avons été aussi riches, et cela grâce à loi.

VICTOR

Mais explique-moi donc...

Auguste te le dira ; je cours à mes malades. M. Franval , mon vieux professeur , part demain pour la campagne , et , en son absence de trois jours , il m'a confié sa clientèle. A propos de cela, mes amis, puisque nous voilà en fonds, il me semble qu'il serait convenable d'inviter à diner aujourd'hui ce cher professeur; c'est un brave homme , un homme des anciennes méthodes.

Tu feras très-bien. St en même temps tu invitais ce jeune étudiant en droit, l'auteur de mon opéra-comique.

C'est trop juste ; je m'en charge. Camille , tu auras soin de nous donner un petit diner fin et délicat.

VICTOR

Mais, mes amis, permettez donc.

Qu'est-ce que tu as à dire ? c'est toi qui nous régales , c'est toi qui paye.

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