LES PRÉCÉDENTS; LÉON
PHILIPPON
Le voilà donc , ce cher enfant ! y a-t-il longtemps que je ne l'ai vu !
LÉON
Bonjour, mon ami; que c'est aimable à vous de m'avoir fait inviter! car dans ce moment Paris est ennuyeux à la mort. (Apercevant Lrsuie. ) Mille pardons , madame , de ne pas vous avoir d'abord présenté mes hommages.
7fl LA HAINE D'UNE FEMME.
LRST.LE.
Je suis enchantée , monsieur Léon , de vous rencontrer chez Clairval ; il est plus heureux que moi , car je n'ai pas eu l'avantage de vous avoir à ma dernière soirée.
LÉON"
Pardon , madame , je n'avais pas reçu de billet.
URSULE
Je ne pensais pas que cela fût nécessaire. piiilippon.
Sans doute; ne sommes-nous pas des amis de la maison? et depuis longtemps !... votre mari avait autrefois tant de bonté pour nous. Quand Léon était au collège , et qu'il sortait , les dimauches et fêtes , c'était ou chez moi, ou chez vous.
Air du vaudeville de la Somnambule.
Ne connaissant que mon histoire ancienne , Je le formais , dans mes doctes discours , Aux vieilles mœurs et de Rome et d'Athéne, Et vous, madame , à celles de nos jours. C'est fort utile : aussi noire jeune homme, En profitant de nos doubles avis, Apprend chez moi comme on plaisait à Rome , Chez vous comme on plait à Paris.
(A Léon.) Ah çà! je vais prévenir Clairval de ton arrivée.
LÉOX.
J'y vais avec vous.
PIIILIPPON.
Eh, non! peut être a-t-il du monde; reste ici au salon avec madame; tiens lui compagnie si elle veut bien le permettre, et tache d'être aimable. Je reviens à l'instant.
( Il sort par le fond. )