‹ Œuvres choisies de Gavarni (volume 3)Chapitre 3 sur 15 · LOGES DU CINTRE · texte numérisé non relu

LOGES DU CINTRE

— Réfléchissez, mon cher ange... une couchelle de noyer, tonte neuve! et la commode... et quatre belles petites chaises... avec les rideaux jaunes et la flèche .. c'est un avenir, ça!

— Je ne dis pas, mosieu Ccquardeau ! mais j'aime mieux Henri sans rien.

l'.ll I»nvm;m.

Or.ivr par 1 kilam

ŒUVRES DE GAVARNl.

Le Carnaval à Pans

Veux-lu le sauver, sauvage I

Par GiVAim.

(•rave |>ar Lhu.anc.

OUVRES DR GAVARNl.

Le Carnaval à Pane.

Tenez, Clara, je suis contrarié comme tout I C'est ma bête de femme qui est partie avec le numéro de mon paletot et ma clef I A présent, faut que j'attende le jour et que j'aille aux Iles pour avoir ma clef... h suis contrarié comme tout I

P.ir Oavaiisi

(îr.ïv»'' par Lavif.ii.i.k

ŒUVRES DE GAVARNI

Le Carnaval a P&ris.

A sept heures ma fille se lève, le temps de faire ses quinze tours, il est bien huil heures; faut travailler son piano; on déjeune à neuf; à dix, c'est son anglais; ma fille chante sur les midi; et puis sa mère veut qu'elle couse, qu'elle fasse un peu de cuisine, un peu de tout : bon 1 la maltresse de paysage arrive à trois heures; et puis nous avons des serins, faut nettoyer ça, les fleurs des pots, n'importe quoi; les uns et les autres viennent; arrive cinq heures. Et le soir, c'est Mosieu Manitou qui lui fait repasser son orthographe... et après ça, vous croyez qu'une jeunesse a beaucoup le temps de s'amuser, vous !

Car Gavarki.

Gravé par Rouget.

CBUVRES DE GAVARNI

Le Carnaval a Paris.

le était donc censée garder sa tante Grayet qui tenait le lit depuis les Rois, pour ses coliques, quand un soir je monte au Grand-Vainqueur pour voir un peu. Ou'esl-ce que . mon épouss en garde-française III..

Par Gavaiim

Gravé par Vkiideil.

ŒUVRES DB QAVAKN1

Le Carnaval a Pana.

C'est vieux *t laid, mon cher, tu es floué comme dans un bois ..

Par (javamii-

Gravé par Rouget.

Le Carnaval a Fane.

Pas qu ça d' lorgnon ! ... Et du pain ?. . . Bojour Ma'ame. . .

Par Gâtai* m.

(«rave par Leblanc.

ŒUVRES DE GAVARNl.

Le Carnaval à Paris.

— Madame, une honnête femme a ses amants et ne prend pas ceux des autres!

— Mddame !

— Madame, si je ne me respectais pas, je vous ficherais une drôle de trempée, comme il n'y a au'un Dieu!

l'ill (ÏWtllM

tirixv par Kavifii.ik.

OEUVRES DE GAVAKNI

Le Carnaval a Paris

— Voyons (trente et quinze, quarante-cinq, et dix. trois livres cinq, trois livres sept, trois livres dix-sept... c'est trente sous chacun; nous n'aurions que dix-sept sous pour les rafraîchissements. — . .. les fiacres et le déjeuner... Cré nom d'un chien ! si le plan n'était pas fermé, encore! j'ai ma chaîne... cré nom d'un chien !

I»ar Gavakxi

liravé par Pokhf.t

OUVRES DR GAVARN1.

Le Carnaval a Pan?

— J'ai cancacEé que j'en ai pus de palais m'en ratisse...

Ta n'es donc pas un homme?

es, j'ai mal au cou d'avoir crié... et bu que h

|\i|- liWAHM.

(ii'Jivr par Lwikii.lf.

GAVARNI

PARIS LE MATIN

J. HETZEL

PARIS LE MATIN

Le Paris du matin est grave, presse; il a un but , il marche; il fait plus que marcher, il court. Dans les rues désertes résonne le pas de l'ouvrier. La conscience d'un labeur intelligent se lit sur cette figure pâle et tirée. Ce n'est pas la carrure épaisse, orgueilleuse de sa force musculaire, qui frappe chez l'ouvrier de province et chez le paysan :il n'y a, à proprement parler, pas de peuple à Paris. En se frottant aux classes supérieures, dans les jours d'orgie de la bonne ville, il a appris ce qu'elles valent et ce qu'il vaut : il sait qu'une barrière d'or les sépare seule, et il se sent propre à la franchir, si le hasard le pousse. Sa taille n'est pas affaissée par la pensée d'une existence limitée. Sa bouche fine et sensuelle révèle une aristocratie d'instincts qui l'aide à saisir la fortune, si la fortune se présente. En attendant, il la rêve et il vit. — A côté du Paris qui se lève, est le Paris qui se couche. Le joueur échappé au lansquenet, le flâneur des quais déserts, l'amant de la nuit. — Le bourgeois, si fier de son blason de citoyen, qui regagne son logis en soufflant dans ses doigts ; son fusil repose, sans dignité, sur son épaule ; la nuit a été froide, et son épouse l'attend I 11 jouit par avance de cette chambre close, où tremble la lueur voilée de la veilleuse, du bouillon préparé. Sa rue est là au bout; sa maison, une des premières, au numéro de celle porte que referme un jeune homme dont le paletot est impuissant à déguiser le négligé. Comme il a prolongé ces heures rapides, ce bonheur volé! Vingt fois sa jeune maîtresse, l'épouvante de l'adultère au cœur, a, d'un bras languissant, montré le cadran inexorable , vingt fois il a clos de ses lèvres ces yeux inquiets ; et ils ont oublié que toute ivresse est mortelle, toute volupté coupable remplie de larmes, suivie de dégoûts et de remords.

A cette fantasmagorie du matin succède le réveil bruyant, agité, populeux. Les portes bâillent et s'ouvrent; des figures étonnées se montrent sur le seuil. Les balayeurs, pareils à des bandes de chauves-souris, prennent leur volée vers les Tartares inconnus. Ce monde fantastique, semblable à un délire de Callot, qui a la voix rauque, le corps couvert plutôt que velu de

PARIS LE MATIN

choses sans nom ni sexe, est l'aurore de cette ville, où se heurtent tous les contrastes, steppes désolées de misères ignobles, savanes lumineuses de l'opulence. Du mouvement partout, partout des cris, dans les cours, dans les escaliers, sur les toits : on dirait que ce jour est le dernier Les nouvelles volent du rez-de-chaussée aux mansardes. Des avalanches de cuisinières , de soubrettes, s'élancent, en jasant ,. dans la rue. C'est l'heure de fête des petits magasins. Derrière son comptoir, l'épicier éligible, la fruitière qui fait l'usure, trônent, en prêtant l'oreille aux clabauderics de l'office. Les secrets les plus intimes de votre vie sont racontés et commentés; votre bourse passée au creuset, les infirmités de votre corps servies au ridicule de ce petit monde, qui a la science du mot qui stigmatise. Vous n'avez pas mis le pied dans vos pantoufles, que le quartier est instruit de vos accidents de la veille : on sait qu'un tailleur récalcitrant brise, tous les jours, le cordon de votre sonnette. Le matin est aux créanciers, aux emprunteurs, aux dames patronnesses et aux sœurs de Charité. C'est le matin que, sous la laine ou le velours, au bord d'un lit qui penche, s'élucubre la prose amoureuse qui approvisionne la petite poste; le matin qu'une femme solitaire soupire, quand s'envolent les songes de la nuit. Les amants épuisés s'accoudent sur l'oreiller, et le cœur s'épanche en douce causerie. On veut savoir cette vie du passé où Ton n'était pas. Comment pouvait-on vivre? On l'a oublié! Comment on a vécu! Les lacs italiens, où le ciel bleu se reflète, sont ternis d'un souffle. —Au matin, la voix de Dieu, qui appelle par l'airain, et se perd comme un soupir de la nature au milieu d'une rafale; les jeunes filles et les vieilles femmes, ce qui n'est pas encore et ce qui n'est plus, l'entendent seules. — Dans la mansarde, les chants d'oiseaux, les sourires coquets au miroir étroit, le bonjour au voisin, qui s'approvisionne pour la journée. On était hier une vision en robe de soie : ou fait son café ce matin. Les conditions de l'harmonie ne sont nulle part autant inobservées.— C'est le matin que la fille de votre portier travaille à se métamorphoser en dame.

Avez-vous rencontré, dans les régions du Conservatoire, vers dix heures du matin, une de ces grandes filles, de quatorze à quinze ans, dont la pauvreté se lit par mille détails. Une vieille femme, qu'on ne sait comment classer, tant l'avarice, la misère, le désir féroce des satisfactions honteuses, ont dénaturé ce visage, l'accompagne. Mère ou tante, celle créature, dont la lèvre lâche porte stéréotypé un sourire mielleux et faux, est le cerbère de cette

OEUVRES DE (2AVARNI.

jeunesse en exploitation. Son œil , où la vie est multiple, sonde l'espace ; chaque passant est estimé au plus juste. Ce regard attire et repousse ; il a griffes et dard. Vos filles de duchesses ne sont pas si hien gardées : Figaro y perdrait sa ruse, Don Juan sa volonté. Il ne faut pas que l'amour vole celte mère. L'enfant doit échapper à la sainte pudeur, et ignorer toujours ce que c'est que de rougir- Cette femme n'a rien de monstrueux pourtant. Sa jeunesse a été laborieuse, austère ; mais elle a tant vu de choses, de sa loge, où tout passe; elle a tant usé du vice pour les autres /qu'elle ne sait plus ce qu'en veut dire le mot. Elle brûle un cierge à Notre-Dame quand son enfant est malade, et elle attend avec impatience que son éducation soit terminée pour la vendre.

Ce monde parisien est dévoré de l'ambition de paraître. Le nécessaire commence au superflu. La main que serrera, ce soir, un gant étroit, est armée d'un balai ou d'un fer. Le pied que vous lutinerez court à Taise dans une chaussure fatiguée. •

La poésie du matin est toute d'action Le poëte, qui a éteint sa lampe à l'aurore, jette dans son vers une séve plus fraîche, moins nerveuse. L'air est peuplé de lambeaux dépensées; les journaux couvriraient l'asphalte d'un pôle à l'autre. On ne voit qu'enfant allant à l'école, coulissier qui en revient; lorelte qui escompte l'amour, journaliste en quête d'actionnaires , chevaux qui lancent des flammes, cochers jurant; et les marchands qui crient, les orgues qui pleurent, les femmes qui ont leur âge véritable, les troupes qui passent, .les pauvres qui .offrent pour avoir; la foule qui bruit, glapit, va, vient, revient, court, pousse; se presse, s'essouffle, se culbute. C'est un pêlemêle infini , un tohu-bohu informe', une chaudière où fusionnent toutes les idées du siècle, un chaos d'où s'élance, chaque matin, un monde qui bouleverse l'Europe.

Aurélie de SOUBIRAN.

OEUVRES DE OAVARNI.

Paris le Matin.

(( On demande un remplaçant. »

Par Gavai**!.

Grava par Vki.dkiI..

Par» le matin

N'est-ce pas vous, madame, que j'ai eu l'avantage de voir hier au balcon des Italiens?

Par (iavaiimi

Gravé |i;ir Lt.voin.

Pans le matin.

Chemin du théâtre.

I\ll (IaVAI'.M.

Gravé pai BirtiLowicH

C3UVR&S DE GAVARNI.

Pans le Matin

De l'esprit et du pain pour un jour.

I\»r lîtvuiv.

Gmv« par Badlakt

ŒUVRES DE GAVARNl.

Pans le malin

— Vous étiez nommé hier soir?

— Sans doute...

—C'est moi qui le suis ce matin.

Par (JAVAUM.

lî rave |iar RoitEi

ZF.UVRKS Ofi GAVAKNl.

Tarif ]ti Matin.

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Mm de Saint-Aglemoit, midama.sjl vous plaît?

C'est ici, mosieu. . . M'ame Cbiffel ! ... on te demande.

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filNIYi- piil Ho|H.tT.

OKUVRKS DR OAVARNi

Pane le matin

■s'EICNEMENT MUTUEL

Souffle I

l'arfiAVAR^ii

tinivé p;u Ykrukii..

OEUVRES DR GAVARN1

Pans le Matn.

Quand Pierre se lève, Paul se couche.

Par Gavahki.

Grave par Boiigkt.

CE r JVR£S DE GAVARNÏ.

Paris le matin.

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