LE CARNAVAL A PARIS
Vivent les Débardeurs ! Sous les riches tentures ,
Il nous faut leur début aux salons de Véfour,
Il nous faut le Champagne inondant les parures ,
La tru (Te parfumée invitant à l'amour;
II nous faut le récit de ces mille aventures ,
— Champignons dune nuit qui ne vivent qu'un jour.
H nous faut l'épilogue : — il nous faut sur la table
Le sommeil qui les prend au milieu des flacons ;
Car le plaisir énerve , et — fût-on femme ou diable ! —
Après toute une nuit d'enragés tourbillons ,
Arrive le moment où la fatigue accable ,
Où la voix s'assoupit sur ses derniers flonflons.
Qui pouvait crayonner ce type insaisissable ? Qui pouvait, déroulant ses mille et mille aspects , Nous le montrer au bal , à sa toilette , à table , Tantôt démon railleur, tantôt femme adorable , Aujourd'hui sur les toits , demain dans un palais , Oiseau volant toujours , ne se posant jamais?
Pour cadre, — qui pouvait à ces belles idoles
Donner Tardent quadrille aux bals de l'Opéra ,
Les caquets du foyer, le feu des girandoles ,
La valse tournoyante et le galop — hourra î
Qui dans sa ronde immense entraînant les plus folles ,
Aux sabbats de l'enfer trace un nec plus ultra ?
Gavarni î Gavarni I vite , prête l'oreille , Suis l'intrigue tissant ses réseaux sous leurs pas ; Du bout de tes crayons esquisse une merveille , El du bout de ta plume écris deux mots au bas... Cette page est un livre — et combien il réveille De sourires, tout haut ! — de souvenirs, tout bas !
Pour inventer, pour peindre , animer et traduire Ce type d'abandon que tout Paris admire , Type musqué , masqué , ganté , poudré , verni , Type que chacun sait, que nul n'a défini , — Il fallait à la fois la note et la satire , Ton archet, ô Musard * — ton crayon , Gavarni î
Armand BARTUET.
CEUVRES DE GAVARN1
Le Carnaval a Pans.
Méfie-to', Goquardeau ! si tu ne finis pas de l'amuser comme ça, cd va le fich* au violon.
IVir (i»v\it\i
liravô par Lknoih.
CKUVRKF DE GAVARW.
Le Carnaval 1 Pans.
Rue Coquenard. au cinquième; joues de la flûte... ainsi!
une porte jaune. Ton portier fait des chauffeîettes et tu
l'-ir litvtitM.
lild.i* p.n LaYIRIIIK.
OEUVRES DE GAVARN1.
Le Carnaval à Pans.
— 11 nest pas ici, madame!
— Il y viendra, madame I
Par (j.mnxi
lînivi" i»ai Lvrini.it:
OEUVRES DE GAVARNl
Le Carnaval à Paris
Qu'est-ce? les gens de qualité se commettent-ils maintenant avec ceux de votre Pandour!
Tar Gavaiim.
Gravé par Soter.
ŒUVRES DE GAVARN1
Le Carnaval a Pan.--,
•J'ai un mal à la tète de chien!
• C'est le Champagne.
Ah Dieu' je ne bois jamais de vin .
— c'est le rhum.
Tar Gat«w
Gravé par Buunt.
ŒUVRES DE GAVARNI
Le Carnaval à Pans.
— Oui diable ça peut-il être?
— Voyons, mon oncle : \h cousine Claire... a la migraine. Madame o'Astée est en deuil. Ma sœur... ma sœur a horreur des bals masqués, d'abord. Madame IUry... Philippe défend à sa femme d'y venir. Ma tank Clémence
— Ta tante est couchée... Mais qui d:able ça peut-il être?
r.n (jwAitsi.
tinivé |MI VhlllHIl
ŒUVRES DE GAVARN1.
Le Carnaval à Paris*
— Parbleu! si vous deviez les épouser toutes, mauvais sujets! les orales n'y suffiraienl pas.
— Ni les neveux non plus, mon oncle.
l'ar Gatahmi.
Gravô pur Guillaiwut.
ŒUVRES DE GAVARN1.
Le Carnaval a Paris.
— Tu vois bien la blonde d'Henri, là! qui parle à ce grand avec une barbe..
— (JaL. c'est la femme de Clément...
— Eh bien, oui, c'est ça... tu vois, elle va i i, Chevrier l'attend au café anglais... un si brave j
— Ça, c'est pas i
r avec le petit Russe., !
mon
Par Gavarhi.
Gravg par Rougi- t
ŒUVRES DE GAVARNI
L»3 Carnaval à Pans.
On désire céder monsieur avec tous les avantages y attachés. S'adresser à monsieur.
Par Gavarki.
Gravé par La vieille.
OEUVRES DE GAVAKN1.
Le Carnaval à Pans.
Prête-moi vingt francs, Gué main, j'ai le Domino rose à déjeuner. Jô l'ai eu à souper, mon pauvre bonhomme, et je n'ai plus le sou.
P;n Tiavaiim
liniVi'* fl.ll' VtRDàll.
Le Carnaval à Paris
— Les rats couchés, nous sommes venus.
— El. . . vos petits voisins de [entresol. . . vous ne les avez pas débauchés?
— Eux? des poules comme ça ! ça se couche à minuit en carnaval, et puis ça vient vous dire que le carnaval est triste.
— Epiciers!
Par Gavaiim.
Gravé par Guillaumot.
ŒUVRES DE GAVARN1
Les Etudiants de Paris.
Voilà la petite avec le brun qui 1 amène toujours : le blond qui la ramène toujours va venir.
Par Gavarni
Gravé par Rougkt
"EUVRFS DE GAVARNl
Le Carnaval a Pans.
— C'est un diplomate...
— C'est un épicier...
— Non ! 'c'est un mari d'une femme agréable.
— Non! Cabochct, mon ami, vous avez donc bu... que vous ne voyez pas que mosieu est un jeune homme, farceur comme tout, déguisé en un qui s'embête à mort.
l'iir («AVAHJII.
Gravé par Lavieillf.
CEUVKKS DR CîAVARNï.
l,i Carnav?.'! a ra r :s