‹ Œuvres choisies de Gavarni (volume 3)Chapitre 2 sur 15 · LE CARNAVAL A PARIS · texte numérisé non relu

LE CARNAVAL A PARIS

Vivent les Débardeurs ! Sous les riches tentures ,

Il nous faut leur début aux salons de Véfour,

Il nous faut le Champagne inondant les parures ,

La tru (Te parfumée invitant à l'amour;

II nous faut le récit de ces mille aventures ,

— Champignons dune nuit qui ne vivent qu'un jour.

H nous faut l'épilogue : — il nous faut sur la table

Le sommeil qui les prend au milieu des flacons ;

Car le plaisir énerve , et — fût-on femme ou diable ! —

Après toute une nuit d'enragés tourbillons ,

Arrive le moment où la fatigue accable ,

Où la voix s'assoupit sur ses derniers flonflons.

Qui pouvait crayonner ce type insaisissable ? Qui pouvait, déroulant ses mille et mille aspects , Nous le montrer au bal , à sa toilette , à table , Tantôt démon railleur, tantôt femme adorable , Aujourd'hui sur les toits , demain dans un palais , Oiseau volant toujours , ne se posant jamais?

Pour cadre, — qui pouvait à ces belles idoles

Donner Tardent quadrille aux bals de l'Opéra ,

Les caquets du foyer, le feu des girandoles ,

La valse tournoyante et le galop — hourra î

Qui dans sa ronde immense entraînant les plus folles ,

Aux sabbats de l'enfer trace un nec plus ultra ?

Gavarni î Gavarni I vite , prête l'oreille , Suis l'intrigue tissant ses réseaux sous leurs pas ; Du bout de tes crayons esquisse une merveille , El du bout de ta plume écris deux mots au bas... Cette page est un livre — et combien il réveille De sourires, tout haut ! — de souvenirs, tout bas !

Pour inventer, pour peindre , animer et traduire Ce type d'abandon que tout Paris admire , Type musqué , masqué , ganté , poudré , verni , Type que chacun sait, que nul n'a défini , — Il fallait à la fois la note et la satire , Ton archet, ô Musard * — ton crayon , Gavarni î

Armand BARTUET.

CEUVRES DE GAVARN1

Le Carnaval a Pans.

Méfie-to', Goquardeau ! si tu ne finis pas de l'amuser comme ça, cd va le fich* au violon.

IVir (i»v\it\i

liravô par Lknoih.

CKUVRKF DE GAVARW.

Le Carnaval 1 Pans.

Rue Coquenard. au cinquième; joues de la flûte... ainsi!

une porte jaune. Ton portier fait des chauffeîettes et tu

l'-ir litvtitM.

lild.i* p.n LaYIRIIIK.

OEUVRES DE GAVARN1.

Le Carnaval à Pans.

— 11 nest pas ici, madame!

— Il y viendra, madame I

Par (j.mnxi

lînivi" i»ai Lvrini.it:

OEUVRES DE GAVARNl

Le Carnaval à Paris

Qu'est-ce? les gens de qualité se commettent-ils maintenant avec ceux de votre Pandour!

Tar Gavaiim.

Gravé par Soter.

ŒUVRES DE GAVARN1

Le Carnaval a Pan.--,

•J'ai un mal à la tète de chien!

• C'est le Champagne.

Ah Dieu' je ne bois jamais de vin .

— c'est le rhum.

Tar Gat«w

Gravé par Buunt.

ŒUVRES DE GAVARNI

Le Carnaval à Pans.

— Oui diable ça peut-il être?

— Voyons, mon oncle : \h cousine Claire... a la migraine. Madame o'Astée est en deuil. Ma sœur... ma sœur a horreur des bals masqués, d'abord. Madame IUry... Philippe défend à sa femme d'y venir. Ma tank Clémence

— Ta tante est couchée... Mais qui d:able ça peut-il être?

r.n (jwAitsi.

tinivé |MI VhlllHIl

ŒUVRES DE GAVARN1.

Le Carnaval à Paris*

— Parbleu! si vous deviez les épouser toutes, mauvais sujets! les orales n'y suffiraienl pas.

— Ni les neveux non plus, mon oncle.

l'ar Gatahmi.

Gravô pur Guillaiwut.

ŒUVRES DE GAVARN1.

Le Carnaval a Paris.

— Tu vois bien la blonde d'Henri, là! qui parle à ce grand avec une barbe..

— (JaL. c'est la femme de Clément...

— Eh bien, oui, c'est ça... tu vois, elle va i i, Chevrier l'attend au café anglais... un si brave j

— Ça, c'est pas i

r avec le petit Russe., !

mon

Par Gavarhi.

Gravg par Rougi- t

ŒUVRES DE GAVARNI

L»3 Carnaval à Pans.

On désire céder monsieur avec tous les avantages y attachés. S'adresser à monsieur.

Par Gavarki.

Gravé par La vieille.

OEUVRES DE GAVAKN1.

Le Carnaval à Pans.

Prête-moi vingt francs, Gué main, j'ai le Domino rose à déjeuner. Jô l'ai eu à souper, mon pauvre bonhomme, et je n'ai plus le sou.

P;n Tiavaiim

liniVi'* fl.ll' VtRDàll.

Le Carnaval à Paris

— Les rats couchés, nous sommes venus.

— El. . . vos petits voisins de [entresol. . . vous ne les avez pas débauchés?

— Eux? des poules comme ça ! ça se couche à minuit en carnaval, et puis ça vient vous dire que le carnaval est triste.

— Epiciers!

Par Gavaiim.

Gravé par Guillaumot.

ŒUVRES DE GAVARN1

Les Etudiants de Paris.

Voilà la petite avec le brun qui 1 amène toujours : le blond qui la ramène toujours va venir.

Par Gavarni

Gravé par Rougkt

"EUVRFS DE GAVARNl

Le Carnaval a Pans.

— C'est un diplomate...

— C'est un épicier...

— Non ! 'c'est un mari d'une femme agréable.

— Non! Cabochct, mon ami, vous avez donc bu... que vous ne voyez pas que mosieu est un jeune homme, farceur comme tout, déguisé en un qui s'embête à mort.

l'iir («AVAHJII.

Gravé par Lavieillf.

CEUVKKS DR CîAVARNï.

l,i Carnav?.'! a ra r :s

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