K S ACTRICES
1111111(11' d'amours, «le coquetterie, de Heurs, de chants et de folles joies, à faire descendre nu saint du ciel pour s’y damner.
Malheureusement, hélas ! ce ne sont là que de trop Huileuses calomnies, et les coulisses ne sont guère moins ennuyeuses que les salons les plus amusants.
Mais, veuille/ doue persuader aux honnêtes femmes que les seules femmes .il) inonde qui ne puissent pas avoir d'intrigues, ce sont les actrices
Kssavejf donc de démontrer à un jeune homme que la seule créature de lheii qui n'ait pas le temps d'aimer, c'est une actrice.
Ou vous rira très-nettement au nez
Ht cependant, la vérité est là. — Pourquoi donc, iraimeut. des femme» libres de toute hypocrisie comme les actrices et c’est là. du reste, leur seule liberté); des femmes qui peuvent congédier, eu souriant, ramant de la veille en présence de l'amant du jour, se donneraient-elles la vanité gênante de l'intrigue ? A quoi bon, pour elles, tromper? Kl d'ailleurs, qui tromperaient-elles? Ne sait-on pas constamment le nom des lieu reux, et souvent même jusqu'aux raisons. cbilTrées oïl uoti.de leur bonheur? Itecon naissons donc l'extrême loyauté des actrices en fait de sentiments faux ; et disons, au risque d'être vrai, qu’il y a plus d'intrigues, de ruses et de trahisons dans une faible»*?, de femme honnête, que dans tous les accidents amoureux de la vie d'une actrice.
— - Mais, s’écrieront les vieux l)on Juan de théâtre, ceci n’enlève rien aux actrices de leur esprit si hardiment imagé, et si fringant à la réplique
Kl pour preuves, ils eiilameronL le répertoire des vieilles saillies que ces dames se transmettent depuis Sophie Arnoutl — Sur quoi nous les arrêterons net. — Ali ! mon Dieu , oui — Car. en fait de bons mots, ceux qu'oil répète n'ont jamais été dits. Ce sont choses qui se font à loisir comme les dévouements historiques et les dernières paroles des grands hommes — Toutefois, méconnaître une certaine verve chez les actrices serait une injustice nu rebours; mais pourtant, écoutez les bien, et vous verrez que le plus clair de leur esprit consiste, peut-être, à oser dire avec des jupons ce qui. d'ordinaire, ne se prononce qu’avec des culottes ( vieux style) .
Non, les actrices ne sont ni plus coquettes, ni plus trompeuses que les autres femmes ; non, elles ne ressemblent en rien à ces joyeuses Madeleines sans repentir, à ces Annules voluptueuses et perfides, à ces sirènes sans