‹ Œuvres choisies de Gresset (volume 2)Chapitre 100 sur 134 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

VALÈRE

Elle étoit assez bien.*

CLÉ ON, bas, à Géronte.

L’éloge est assez mince.

VALÈRE

Elle avoit de beaux yeux pour des yeux de province.

* GÉRONTE

Sais-tu que je commence à* m’impatienter,

Et qu’avec nous ici c’est très-mal débuter?

Au lieu de témoigner l’ardeur de voir ma nièce ,

Et d’en parler du ton qu’inspire la tendresse...

VALÈRE

Vous voulez des fadeurs, de l’adoration?

Je ne me pique pas de belle passion.

Je l’aime... sensément.

GÉRONTE

Comment donc?

VALÈRE

Comme on aime...

Sans que la tête tourne... Elle en fera de même.

Je réserve au contrat toute ma liberté;

Nous vivrons bons amis, chacun de son côté.

CLÉ ON, bas, à Yalère.

A merveille I appuyez.

Ce petit train de vie

Est tout à fait touchant, et donne grande envie...

VAL ÈRE

Je veux d’abord...

GÉRONTE

D’abord il faut changer de ton.

LE MECHANT

CL ÉON, bas, h Talère.

Dites, pour Tachever, du mal de la maisqn,

GÉRO'NTE.

Or, écoute...

VA LÈRE

Attendez , il me vient une idée.

Il se p^om^ne au fond du théâtre, regardant de côté et d’autre.

sans écouter Géronte. )

GÉRONTE , à Cléoo.

Quelle tètel Oh! ma foi! la noce est retardée.

Je ferois à ma nièce un fort joli présent!

Je lui veux un mari sensible, complaisant;

El s’il veut l’obtenir (car je sens que je Taime),

Il faut sur mes avis qu’il change son système.

Mais qu’examine-t-il?

VALÎSRE,

Pas mal... cette façon...

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