I.R LUTRIN VIVANT
Do voir ainsi ces graves ennuyeux Perdre à gronder, à me chercher des crimes, Bien plus de temps et de peines entre eux, Que je n’en perds à façonner ces rimes.
Pour toi, fidèle au goût, au sentiment.
Franc des travers de leur aigre doctrine,
Tu n’irns point peser stoïquement Au grave poids d’une raison chaîjrino Les jeux légers d’une muse badine.
Non : la raison, celle que tu chéris,
A ses côtés laisse marcher les Ris,
Et laisse au froc ces vertus trop fardées Qu’un plaisir fin n’a jamais déridées.
Ainsi pensoit l’amusant Du Cerceau :
Sage enjoué, vertueux sans rudesse,
Des sages faux évitant la tristesse,
Il badina sans s’écarter du beau.
Et sans jamais effrayer la sagesse;
Ainsi les traits do son heureux pinceau . Plairont^toujours, et do races en races Vivront gravés dans les fastes des Grâces;
Et les censeurs, obstinés à ternir Son art chéri, par l’ennui pédante.sqfue D’un françois fade,' ou d’un latin tudesque.
Endormiront les siècles à venir.