Auteur d'une Histoire romaine
.2. Le P. Brumoi , qui avoit été transféré du collée^ de Louis-1e* Grand à la maison professe, pour continuer l'Histoire de l* Église gallicane.
D’un génie heureux et vanté Les mœurs simples du premier âge Et l’heureuse naïveté Qui guidoit l’âme et le langage De cette bonne antiquité. • Quelle triste fatalité 1 Exilé d’un libre ermitage Au pays de la gravité,
Quoi! l’interprète d’Euripide, D’Eschyle, Sophocle, et des dieux, Cet esprit dont le vol rapide Suivoit les aigles jusqu’aux deux, Loin des arts et de la lumière.
Compilateur infortuné.
Aux vieux parchemins condamné, En va dévorer la poussière En bénédictin décharné!
Et les pinceaux faits pour la gloire Vont, dans une pesante histoire.
Tracer des faits aventurés,
De monacales anecdotes ,
Et l’origine des calottes,
Et l’Iliade des curés!
Mais à ce sombre ministère,
Si peu fait pour son caractère.
Quand vous le croirez consacré, Vous le trouverez enterré.,
O vous donc qui vivez encore I Vous, le dernier de ces Romains Üe vos jours rendus plus sereins N’obscurcissez au^'une aurore
AU P. BOUGEANT
Dans l’antre noir où le chagrin, Parmi Lactée et Métrodore ,
Et Fonsèque et Cassiodore,
Tient les ennuis en maroquin :
A fos amis toujours aimable, Toujours vertueux et charmant.
Dédaignant la voix misérable De cette envie inaltérable Du délateur et du pédant,
Vivez; et si, chemin faisant.
Vous passez jusqu’au manoir sombre Où gît Brùmoi, loin des vivants.
En mon nom offrez à son ombre Des fleurs» ces vers et mon encens.
ÉPITRE QUINZIEME