A MADAME DU PERCHE
C'est assez .chanter : je me porte à merveille ; c’est tout ce que je sais de meilleur de ce pays-ci. Je crois qu’il n’est rien arrivé d’amusant sur la route que j’ai
1. Lorsque Vert-Vert parut, la supérieure de la Visitation engagea son fi^re, qui étoit ministre, à demander aux jésuites la punition du scandale que l’auteur avoit causé , disoit-elle , par la publication de cet ouvrage. Les jésuites transférèrent Gresset de Tours à La Flèche, où le P. Bougeant a été également exilé pour son Amusement philosophique sur le langage des bêtes , et où. il est mort de chagrin. L'ennui gagna Gresset dans cette demeure; s’il avoit été, comme son ami, lié par des vœux, il y seroit peut-^tre mort aussi; mais au bout d’un an il donna sa démission de jésuite, et obtint par ce moyen une liberté qu’on lui auroit' probablement refusée.
Gresset , en adressant son voyage à M*®* Du Perche , y avoit joint deux chansons, dont l’une en patois tourangeau. Ces deux pièces n’ont point été conservées; il paroît qu’elles n’avoient que le mérite de celles que l’on compose pour l’amusement des sociétés : ainsi elles ne sont point à regretter.