EXPOSÉS A L’ACADÉMIE
Sur la ruine de*s talents..
Mais quelle lumière nouvelle Dissipe le sommeil des Arts 1 De la divinité d’Apelle Le temple s’ouvre à mes regards.
Naissez, sortez de vos ténèbres,
Élèves de cet art charmant Qui de la nuit du monument Sauve les spectacles célèbres,
- Et fixe la légèreté De la fugitive beauté.
De vos maîtres, que dans ce temple La patrie honore et contemple.
Distinguez, saisissez les traits;
Et, par le talent et l’exemple Élevés aux mêmes succès.
D’une gloire contemporaine Méritez les fruits les plus doux C'est la seule gloire certaine;
Et l’avenir n’est rien pour nous.
Si, dans cette illustre carrière,
La Peinture sur ses autels De Rigault et de l’Argilière N’offre point les traits immortels,
A juste titre elle a pu croire Que c’étoit assez pour sa gloire,
Assez pour enseigner ses lois,
D’offrir les Coypels, les De l’roys,
Et de conduire sur ses traces Vanlo, le fils de la Gaîté,
Le peintre de la Volupté,