SUR LES TABLEAUX
Et Nattier, l’élève des Grâces,
Et le peintre de la Beauté.
Quel présage pour Polymnie !
La gloire des dieux du pinceau A la reine de l’harmonie Annonce un triomphe nouveau.
Après les exploits do Bellone,
Sous le règne du dernier Mars,
La môme main guidoit au trône Les Racines et les Mignards. '
Vous donc, et l’àme et le Mécène Des progrès d’un art fortuné.
Ouvrez des Muses de la Seine Le sanctuaire abandonné;
Des amants de la poésie Qu’on y dépose les travaux,
Et que, sans basse jalousie, Admira’teurs do leurs rivaux.
Ils y partagent l’ambroisie.
Par de réciproques secours Augmentant leur clarté féconde.
Les astres éclairent le monde Sans se combattre dans leur cours.
Crébillon des rovaumes sombres ^ Nous poindra les plaintives ombres, Et les célèbres malheureux;
Voltaire dq tendre Élysée*
Peindra les mânes généreux ;