ACTE IV, SCENE V. 5m
Songez qu'avant ce jour j'avais votre amitié. Par l'erreur d'un moment ne jugez point ma vie : Je n'ai qu'une espérance ; ah ! m'est-elle ravie ! Sans l'aimable Chloé je ne puis être heureux : Voulez-vous mon malheur ?
GÉRONTE
Elle a d'assez beaux yeux...
Pour des yeux de province.
Ah ! laissez là, de grâce, Des torts que pour toujours mon repentir efface > Laissez un souvenir...
GÉRONTE
Vous-même laissez-nous :
Monsieur veut me parler. Au reste arrangez-vous Tout comme vous voudrez; vous n'aurez point ma nièce.
VALERE
Quand j'abjure à jamais ce qu'un moment d'ivresse...
GÉRONTE
Oh ! pour rompre , vraiment , j'ai bien d'autres raisons.
VALÈRE
Quoi donc?
GÉRONTE
Je ne dis rien : mais sans tant de façons Laissez-nous, je vous prie , ou bien je me retire.
VALÈRE
Non, monsieur, j'obéis... A peine je respire ..
3;o LE MECHANT.
Ariste, vous savez mes vœux et mes chagrins ; Décidez de mes- jours $ leur sort est dans vos mains.