‹ Œuvres choisies de Gresset (volume 3)Chapitre 91 sur 137 · GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE

géiionte , d'un air fort empressé.

Eh! vraiment oui , c'est lui.

Bon jour, mon cher enfant... Viens donc que je t'embrasse l

(à Ariste.) Comme le voilà grand !.... ma foi, cela nous chasse,

VALERE

Monsieur, en vérité....

GÉRONTE

Parbleu ! je l'ai vu là , Je m'en souviens toujours , pas plus haut que cela ; C'était hier, je crois... Comme passe notre âge ! Mais te voilà vraiment un grave personnage.

(à Ariste. ) Vous voyez qu'avec lui j'en use sans façon ; C'est tout comme autrefois; je n'ai pas d'autre ton.

VALERE

Monsieur, c'est trop d'honneur...

GERONTE.

Oh! non pas, je te prie; N'apporte point ici l'air de cérémonie , Regarde-toi déjà comme de la maison.

(à Ariste.) A propos, nous comptons qu'elle entendra raison. Oh ! j'ai fait un beau bruit ! C'est bien moi qu'on étonne ! La menace est plaisante! ah! je ne crains personne. Je ne la croyais point capable de cela ; Mais je commence à voir que tout s'apaisera , Et que ma fermeté remettra sa cervelle. Vous pouvez maintenant vous présenter chez elle ; Dites bien que je veux terminer aujourd'hui ; Je vais renouveler connaissance avec lui. Allez , si l'on ne peut la résoudre à descendre, J'irai dans un moment lui présenter son gendre.

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