‹ Œuvres choisies de GressetChapitre 72 sur 94 · ACTE IV, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII

De la joie et du cœur on perd l’heureux langage Pour l’absurde talent d’un triste persiflage. Faut-il donc s’ennuyer pour être du bon air? Mais, sans perdre en discours un temps qui nous est cher,

Venons au fait, monsieur ; connaissez ma droiture : Si vous êtes ici, comme on le conjecture,

L’ami de la maison ; si vous voulez le bien,

Allons trouver Géronte, et qu’il ne cache rien.

Sa défiance ici tous deux nous déshonore :

Je lui révélerai des choses qu’il ignore;

Vous serez notre juge ; allons, secondez-moi,

Et soyons tous trois sûrs de notre bonne foi.

CLÉ On

Une explication ! en faut-il quand on s’aime ?

Ma foi, laissez tomber tout cela de soi-même.

Me mêler là-dedans !... ce n’est pas mon avis : Souvent un tiers se brouille avec les deux partis ; Et je crains... Vous sortez? Mais vous me faites rire. De grâce, expliquez-moi...

ARISTE

Je n’ai rien à vous dire.

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