‹ Œuvres choisies de GressetChapitre 85 sur 94 · GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE, CLÉON, FLORISE, CHLOÉ · texte numérisé non relu

GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE, CLÉON, FLORISE, CHLOÉ

GÉRONTE

Eh bien! qu’est-ce, ma sœur? Pourquoi tout ce tapage ?

FLORISE

Je ne puis point ici demeurer davantage,

Si monsieur, qu’il fallait n’y recevoir jamais... CLÉON

L’éloge n’est pas fade.

GÉRONTE

Oh ! qu’on me laisse en paix Ou, si vous me poussez, tel ici qui m’écoute...

Valère ne craint rien ; pour moi je ne redoute Nulle explication. Voyons, éclaircissez...

GÉRONTE

Je m’entends, il suffit.

ARISTE

Non, ce n’est point assez :

Ainsi que l’amitié la vérité m’engage...

LE MÉCHANT

GÉRONTE

Et moi, je n’en veux point entendre davantage : Dans ces misères-là je n’ai plus rien à voir,

Et je sais là-dessus tout ce qu’on peut savoir.

ARISTE

Sachez donc avec moi confondre l’imposture :

De la lettre sur vous connaissez l’écriture. . .

C’est Frontin, le valet de monsieur que voilà.

GÉRONTE

Vraiment oui, c’est Frontin! je savais tout cela : Belle nouvelle!

ARISTE

Hé quoi ! votre raison balance ?

Et vous ne voyez pas avec trop d’évidence...

Un valet, un coquin!...

VALÈRE

Connaissez mieux les gens :

Vous accusez Frontin, et moi je le défends.

GÉRONTE

Parbleu! je le crois bien, c’est votre secrétaire. VALÈRE

Que dites-vous, monsieur? et quel nouveau mystère...

Pour vous en éclaircir, interrogeons Frontin. CLÉON

Il est parti, je l’ai renvoyé ce matin.

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